Départ pour une mission d’exploration au large de la Corse

Capture écran de la vidéo de présentation de l'expédition Gombessa 6 le 3 juillet sur Facebook
Capture écran de la vidéo de présentation de l'expédition Gombessa 6 le 3 juillet sur Facebook © Gombessa 6

Au moment où nous parlons au nord du cap Corse le plongeur naturaliste Laurent Ballesta est enfermé avec trois compagnons d’expédition dans une capsule pressurisée de cinq mètres carrés. 

Ils y sont entrés il y a une semaine et ils ne retrouveront l’air libre que le 20 juillet prochain. 

S’ils s’imposent ce confinement extrême à l’heure où tout le monde profite du déconfinement, c’est pour pouvoir effectuer de longues plongées profondes afin d’étudier de mystérieuses structures sous-marines circulaires.

De quoi s’agit-il ?

C’est une étonnante découverte faite en 2011 par l’IFREMER. Lors d’une campagne de cartographie des fonds, les chercheurs ont observé des anneaux rouge sombre se détachant sur le fond sableux. Ce sont des structures en partie faites d’algues dites « coralligènes » car elles peuvent servir de support au développement de coraux. Ce qui a surpris les scientifiques c’est leur forme parfaitement circulaire. 

Les anneaux peuvent atteindre 30 mètres de diamètres et il y en a près d’un millier.  L’origine de ces formations jamais vues auparavant est inconnue

. Elle pourrait-être biologique, volcanique ou peut-être une combinaison des deux. L’actuelle expédition de Laurent Ballesta, baptisée Gombessa 6, a pour but de percer ce mystère. 

Mais pourquoi s’enfermer pendant 3 semaines ?

C’est le prix à payer pour pouvoir réaliser des plongées de plusieurs heures à 120 mètres de profondeur sans avoir besoin d’effectuer d’interminables paliers de décompressions. 

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La capsule de nos 4 plongeurs est installée sur une barge en surface mais à l’intérieur règne la même pression qu’à 120 mètres de profondeur soit 13 fois la pression atmosphérique

Les aquanautes (comme ils se sont surnommés) quittent leur capsule une à deux fois par jour par une sorte d’ascenseur qui les descend au fond tout en les maintenant toujours à la même pression. 

Ils peuvent alors sortir pour effectuer leurs missions scientifiques puis ils remontent par le même ascenseur. 

La décompression ne se fera qu’à la fin de cette expédition de 3 semaines et elle durera 4 jours.

En attendant, à l’intérieur de leur capsule, ils respirent un mélange l’hélium et d’oxygène qui leur donne une voix de canard et ils vivent une promiscuité extrême

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Des conditions difficiles que trois d’entre eux avaient déjà expérimentées lors d’une expédition similaire à l’été 2019 pour explorer d’autres fonds méditerranéens. L’aventure avait donné lieu à un superbe documentaire diffusé sur arte. Et on a hâte de voir les images réalisées lors de cette nouvelle opération menée au large du cap Corse. Mais déjà, on peut suivre l’aventure sur la page facebook Expéditions Gombessa.

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