Nous avons beau tous faire une petite moue toute désolée quand on entend que tel espace ou telle espèce est en danger, combien sommes-nous à passer à l’action derrière ?

Partout en France, on cherche des bénévoles pour s'occuper d'animaux, de nature ou d'environnement
Partout en France, on cherche des bénévoles pour s'occuper d'animaux, de nature ou d'environnement © Getty / Hannares

Il serait injuste de dire "peu nombreux" pour les dizaines de milliers de bénévoles, mais "pas assez", là oui. 

Et encore plus à l’approche des vacances d’été, où la sieste à l’ombre peut facilement l’emporter sur un investissement quelconque, alors qu’il y a besoin de monde pour protéger les bords de mer, ou les animaux sauvages…

Le Tichodrome par exemple en Isère a lancé il y a quelques jours un appel à l’aide sur les réseaux sociaux pour des éco-volontaires fin juin et juillet. 

Mais qu’est-ce donc que le Tichodrome ?

C’est un centre de sauvegarde de la faune sauvage, en Isère, donc, qui s’est occupé l’an dernier de 1 900 animaux : des écureuils, des hérissons, beaucoup d’oiseaux notamment des rapaces comme le milan royal, mais aussi des passereaux, et même un hibou petit duc… 

Mais le Tichodrome n’a que six employés permanents, c’est beaucoup trop juste, d’autant que le nombre d’animaux récupérés ne cesse d’augmenter lui…

Ils cherchent donc 15 personnes pour aider au nourrissage – ou au bricolage – pour deux semaines d’affilée minimum. Il n’y a que votre motivation qui compte, pas d’autres prérequis. 

Mais si vous êtes plus du genre pieds dans le sable, j’ai aussi ! 

Au bord de la Manche : l’agglomération du Cotentin recrute des "ambassadeurs du littoral" : là encore pas besoin d’une quelconque formation à l’avance, il faut juste être sociable et un peu tchatcheur pour prêcher la bonne parole sur la protection des plages… Ne pas y jeter ses déchets, bien sûr, c’est ce que font aussi déjà d’autres volontaires depuis le mois d’avril dans le Parc national des Calanques.

Il y a donc des besoins partout et en tout genre 

Et ils sont relayés souvent par la presse locale, les réseaux sociaux ou les municipalités, qui comme les structures n'ont pas toujours les moyens de financer. 

Ces appels aux volontaires sont donc fréquents, et viennent en complément de la science participative, c'est de l'action avant d'être de la récolte de données.

Tiens je vous parlais des moustiques tigres et bien dans le Béarn par exemple à Lescar, un réseau d'ambassadeurs parmi les habitants vient d'être créé

Et le carton de l'été, il est en Normandie où l'appel à rejoindre la brigade de protection des phoques de l'estuaire de l'Orne a fait exploser les compteurs. Le recrutement est bouclé.

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