Aaah le bzz qui nous empêche de dormir, cette douce mélodie produite par le battement des ailes. Mais ce filou de moustique tigre n’a même pas besoin de la nuit pour nous piquer, il le fait en plein jour, c’est l’une de ses nombreuses particularités.

Le moustique tigre est de retour
Le moustique tigre est de retour © Getty / Smith Collection/Gado

Le revoilà, avec des surveillances accrues du côté de la région Nouvelle Aquitaine mais aussi dans les départements de l’Allier, du Jura, pendant que le sud-est, lui, où il est apparu pour la première fois en 2004, vit avec quasiment toute l’année désormais. Le moustique tigre a pris ses quartiers, et ce n’est pas fini, il aura colonisé toute la métropole dans quelques années.

Mais comment fait-il ? 

Il résiste à tout ou presque !

Ses œufs supportent même le froid, d’où le fait qu’il commence à persister l’hiver. En fait, le moustique tigre n’a pas besoin de grand-chose pour être à l’aise : des températures constantes, de l’eau, et surtout : des humains ! Il nous colle aux baskets : sans nous, point de raison de vivre puisque c’est notre sang qu’il veut, quand d’autres moustiques parmi les 3 500 espèces dans le monde n’hésiteront pas à s’en prendre à des crocodiles ou des serpents. 

Aedes Albopictus est un vampire rayé noir et blanc attiré par notre odeur et nos molécules

Il est très attaché à la qualité de notre sang, qui lui apporte toutes les protéines nécessaires pour le bon développement des œufs ensuite. Ce sont uniquement les femelles qui nous piquent, entre deux pontes tous les cinq jours, 50 à 200 œufs à chaque fois. Et cela pendant les trois semaines, un mois, deux mois de leur existence, ça en fait donc un paquet si vous êtes fort en calcul. Il n’a pas démérité son statut d’espèce envahissante. Et au-delà de notre petit confort personnel, vous savez que s’il est surveillé à ce point c’est qu’il est transmetteur de virus, un vecteur, via sa salive, zika, chikungunya et dengue. 840 cas importés en 2020, et six foyers autochtones détectés. 

En quoi consiste la surveillance ?

Les agences régionales de santé demandent aux habitants de signaler la présence du moustique, et installent des pièges à larves, travail de fourmi face à l’immensité de la tâche. Car les spécialistes l’affirment : on n’arrivera pas à l’éradiquer. 

Ils essaient, il y a même en ce moment aux Etats-Unis des largages de moustiques mâles OGM pour féconder les femelles et empêcher leurs œufs de se développer ensuite. 

Sachez en tout cas que la clé c’est d’éviter toute eau stagnante, même dans les gouttières ou au pied des plantes. Dites-le donc aussi à vos voisins, en espérant qu’ils soient conciliants (ce qui n’est pas toujours le cas)…

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