Dans cette chronique, Alexis le Rossignol nous parle de supermarché, de charge mentale, de Noël, de chocolats...

Hier j’étais au supermarché, comme tous les jours, non mais j’habite au-dessus d’un supermarché donc disons que mon frigo est en bas quoi, donc j’étais dans le supermarché et à un moment donné j’entends : "Alexis ?" J’me retourne, j’dis : “oui” - et j’me retrouve face à un Monsieur qui me dit : “passe-moi ta mère s’il te plaît”. J’dis : “pardon?”

Et là le type me fait : “j’suis au téléphone”, mais avec un dédain... Tout juste s’il a pas rajouté "ducon" derrière. Ah j’l’aurais baffé.

J’en peux plus des gens qui font leurs courses en passant des coups de fil, surtout quand ils font ça avec l’oreillette, moi à chaque fois j’me fais avoir… Combien de fois j’ai répondu “oui ça va, et vous?” à des gens qui m’avaient rien demandé? 

Et dans ces cas-là, c’est toujours moi qui passe pour un couillon, comme si c’était normal que des gens parlent à voix haute dans les magasins. J’l’ai suivi discrètement le Monsieur là, pour savoir ce qu’il avait de si urgent à raconter à sa femme. Alors dans l’ordre des urgences y avait “des poireaux j’en prends combien chérie ? 3, OK… et des choux j’en prends un ou deux ?"

Là j’ai dit un ! Un chou c’est bien, faites-moi confiance. Et j’prends du jambon? Mais prends-le ton jambon y a deux tranches dans l’emballage tu vas pas t’étouffer ! ... Et ça se dit manager… 

Tu m’étonnes qu’après les femmes finissent par dire "laisse tomber, j’vais faire les courses moi-même". Ca c’est la charge mentale, on y revient toujours. je me permets d’en parler parce que moi j’ai compris le féminisme, et souvent les femmes quand elles s’expriment elles sont un peu hystériques, et ça les dessert… Pis de toutes façons comme personne vous écoute autant que ce soit les hommes qui en parlent, de toutes façons c’est ce que je dis toujours, sans les hommes, pas de féminisme, c’est un combat qu’on mène ensemble.

Je sais pas si j’aime Noël moi, les lumières les sapins tout ça, j’sais pas… Les gens disent : “mais si, l’ambiance de Noël”… Mais quelle ambiance ? Faut jamais avoir vu Leïla en soirée pour parler d’ambiance. J’trouve qu’on en fait trop aussi.

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