Antony Bellanger

Ce matin, c’est la candidature du président bolivien Evo Morales pour un 3ème mandat qui a retenu notre attention.

Sa candidature n’est pas vraiment une surprise, elle est simplement officielle depuis hier. Le 12 octobre prochain, s’il est élu, il entamera donc un 3ème mandat. Un 3ème mandat a priori interdit par la Constitution, mais l’important n’est pas là. Le simple fait que cet homme de 54 ans soit président est ce qui compte vraiment aux yeux de beaucoup de Boliviens. Car il faut systématiquement le rappeler, Evo Morales est le 1er président indien de toute l’histoire de la Bolivie. Avant lui, la politique était une affaire trop sérieuse pour être laissée aux « faces de lamas », comme on dit là-bas avec mépris lorsqu’on veut parler des indiens aymara, quetchua ou guarani, qui représente pourtant la moitié de la population. La politique, c’était pour les criollos , c’est-à-dire de descendants d’Espagnols qui depuis l’indépendance au XIXème siècle n’ont jamais lâché la barre. L’élection puis la réélection d’Evo Morales est donc une vraie revanche historique.

evo morales a quitté vienne
evo morales a quitté vienne © reuters
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