Aujourd’hui, alors que la nation rend hommage aux militaires français tombés en Afghanistan la semaine passée, nous revenons sur le pourquoi de l’engagement français là-bas.

Pourquoi l’engagement français, question simple mais essentielle. Pour nos 70 militaires tombés au front, pour leurs proches, pour la nation toute entière, la réponse doit être claire.

La France est engagée en Afghanistan parce que le 11 septembre 2001, les Etats-Unis d’Amérique ont été agressés sur leur sol. Nous sommes militairement alliés à cet Etat depuis 1949 dans le cadre de l’OTAN, l’Organisation du Traité de l’Atlantique Nord qui regroupe à ce jour une vingtaine de pays. Or en vertu de l’article n°5 de ce traité, chaque membre doit porter secours par tous les moyens à celui qui est attaqué. Sur cette base là, deux possibilités s’offraient à la France : soit ne pas respecter les termes de l’alliance atlantique et ne pas aller en Afghanistan, soit les respecter et partir guerroyer aux côté de notre allié contre ses agresseurs, en l’espèce Al Qaïda et ses protecteurs talibans au pouvoir à Kaboul.

Mais être un allié, sans l’être, tout en l’étant ; voilà une posture impossible à tenir pour un état de droit. Si un jour, à l’occasion d’un scrutin présidentiel, une majorité d’électeurs vote en faveur d’un candidat anti atlantiste, et si, devenu président, celui-ci ou celle-ci décide de renégocier notre rôle au sein de l’OTAN, les choses changeront. En attendant, une alliance militaire comme une union civile, c’est pour le meilleur et pour le pire. Dans les deux cas, on assume ses responsabilités.

Rappelons qu’en 2001 le gaulliste Chirac et le socialiste Jospin étaient respectivement président et premier ministre au moment de l’engagement français.

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