Anthony Bellanger

Ce matin, retour sur le crash du vol de la Malaysia Airlines ou plutôt sur Vladimir Poutine… pour un coup de gueule. Depuis des mois, je lis partout des commentaires souvent très argumentés sur le président russe. Tous sont écrits par des gens très brillants et tous disent un peu la même chose : Vladimir Poutine, quel stratège !

Mais non, un joueur d’échec a deux ou trois coups d’avance. Poutine n’est pas un joueur d’échec, mais - au mieux - un judoka qui tire avantage de la faiblesse de son adversaire. Un coup d’avance, pas plus, et après on voit. Je m’explique : Poutine sait mieux que personne dans quel état déplorable se trouve l’économie russe : pas ou peu d’industrie et des infrastructures déliquescentes – on l’a encore vu avec l’accident du métro de Moscou.

En clair, la Russie est un pays moyennement développé, parfaitement corrompu et entièrement dépendant des matières premières qu’il exporte. La Russie, c’est le PIB de l’Italie mais avec une population deux fois et demie plus importante. Et c’est ce pays - qui est donc deux fois et demie moins riche que l’Italie – qui voudrait redevenir une super-puissance ! Dans ce cas-là, il n’y a qu’une méthode : l’intimidation, les coups tordus et bien sûr, la division de ses adversaires.

vladimir poutine accélère la procédure d'intégration de la crimée
vladimir poutine accélère la procédure d'intégration de la crimée © reuters
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