A cause des tentatives grossières du gouvernement de Nicolás Maduro, l’actuel président, de faire plier un à un et par tous les moyens les médias vénézuéliens dont certains sont parmi les plus anciens d’Amérique latine. Le dernier en date à passer sous domination de la révolution bolivarienne s’appelle El Universal. C’est un quotidien fondé il y a plus d’un siècle et qui a été acheté il y a quelques jours par un mystérieux groupe appelé EPALISTICIA.

Tout est louche dans ce rachat, à commencer par l’acheteur : un groupe espagnol, fondé il y a 1 an à Madrid et qui promet déjà sur son site internet plus d’un milliard de dollars d’investissement. Site internet en anglais, et pas en espagnol, créé il y a quelques semaines, qui compte en $ et pas en € et dont beaucoup de liens ne fonctionnent pas – j’ai vérifié – à commencer par les courriels qui reviennent inconnus.

Ce qui par contre est certain, c’est que le directeur nommé par les nouveaux actionnaires est réputé proche du pouvoir. Or il se trouve que El Universal était, jusqu’à lors, un des journaux les plus critiques envers le gouvernement de Maduro. En plus, cette affaire est loin d’être un cas isolé… Effectivement : en avril dernier, une chaine de télévision indépendante, Globovisión, très remontée contre Nicolás Maduro, a elle aussi été racheté. Elle a aussitôt arrêté de diffuser les meetings en direct de l’opposant Henrique Capriles.

De la même façon, beaucoup soupçonnent le gouvernement d’être derrière le rachat en octobre 2013 du principal quotidien populaire du pays : Últimas Noticias. Et là aussi, dans les jours qui ont suivi le rachat, finis les reportages sur les manifs’ d’étudiants.

nicolas maduro investi au venezuela
nicolas maduro investi au venezuela © reuters /
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