Anthony Bellanger

Pour la première fois, la fièvre à Ebola est sortie de son foyer actuel pour atteindre le Nigeria. C’était vendredi dernier, lorsqu’un patient est décédé à l’hôpital de Lagos de cette fameuse fièvre hémorragique qui, je vous le rappelle, est mortelle dans 80% des cas. C’est une très mauvaise nouvelle d’autant que Lagos est une mégapole. Il ne s’agit plus d’un village de Guinée, ni même de la capitale du Libéria ou encore de la frontière sierra léonaise mais bien le cœur de l’Afrique de l’Ouest, une des villes les plus peuplées du Continent. Bref, le pire des scénarios. Mais comme toujours, le pire n’est jamais certain. D’abord parce qu’il ne s’agit pas d’un cas « autochtone ». Le malade en question venait du Libéria en avion et s’est littéralement évanoui en arrivant à l’aéroport de Lagos avant d’être pris en charge. Ensuite parce ses contacts physiques sont très facilement contrôlable : les 200 passagers qui étaient avec lui dans l’avion et vont passer une très mauvaise semaine et enfin le personnel aéroportuaire qui l’a recueilli.

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