Anthony Bellanger

Ce matin, c’est l’Argentine qui est dans l’œil du cyclone puisque le pays pourrait être aujourd’hui déclaré en cessation de paiement.

C’est en effet aujourd’hui qu’a été fixé par un juge new-yorkais la date limite : soit l’Argentine paie un peu plus d’un milliard de dollars à des fonds spéculatifs, soit elle refuse et est donc, mécaniquement déclarée en défaut de paiement sur sa dette. Comment en est-on arrivé là ? En 2001, le pays subit une crise économique gravissime au moins de se déclarer en banqueroute et donc de refuser de payer les échéances d’une dette extérieure d’environ 100 milliards de dollars.

Puis l’Argentine se remet, grâce notamment au boom des matières premières, connaît pendant 10 ans une croissance époustouflante, s’enrichit et obtient même de 93% de ses créanciers, l’abandon des deux tiers de leur dette. C’est-à-dire que pour 1 euro de dette acheté avant 2001, ils acceptent de n’en récupérer que 30 centimes. Mais voilà, il reste 7% de créanciers qui refusent cet accord et qui depuis trainent l’Argentine devant les tribunaux.

Argentine - Buenos Aires
Argentine - Buenos Aires © Wikimedia Commons
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