Par Anna Cabana, Grand reporter au Point

Bernadette Chirac est sur tous les fronts médiatiques ces jours-ci.

On la voit et l’entend partout. Ce soir, elle est l’héroïne du documentaire « Un jour un destin » diffusé sur France 2 ; elle était avant-hier soir sur RTL ; vendredi dernier, elle a répondu aux questions de Bruce Toussaint sur Europe 1; et le même jour, elle a fait des confidences politiques au Parisien .

Tout ça sous prétexte de faire la promotion de la soirée « + de vie », qui a été diffusée lundi sur France 3, cette opération de solidarité en faveur des personnes âgées.

Mais justement, il y a une personne âgée à l’endroit de laquelle Bernadette Chirac ne manifeste guère de solidarité, c’est Jacques Chirac.

- C'est-à-dire ?

« Bernie » -c’est son surnom- se venge de son mari et de ce qu’il lui a fait endurer pendant quarante ans. Aujourd’hui, ils ont tous les deux 79 ans, mais elle a encore la forme quand lui est très affaibli, et elle fait en sorte que la différence n’échappe à personne.

Vous avez entendu ce qu’elle a dit sur Europe 1 à propos de la santé de Jacques Chirac ?

« La vieillesse, le général de Gaulle l’avait dit, c’est un naufrage. Et je continue à le penser.» Fin de citation.

Avec une épouse pareille, Chirac n’a pas besoin d’ennemis...

Dans le documentaire de France 2, on apprend qu’elle a confié à Frédéric Salat-Baroux, son gendre, qu’elle n’avait« pas seulement épousé (s)on mari par amour, mais aussi par ambition. » Elle veut briser l’image de la femme soumise et montrer qu’elle est une femme libérée qui peut affirmer à la télévision –elle le dit dans l’émission de France 2 ce soir- que son mari est un « macho » qui « considère que les femmes mariées sont là pour servir leur mari. »

- C’est vrai, non, qu’il est macho ?

Bien sûr ! Mais c’est un peu facile, non, d’attendre le moment où Jacques Chirac est le plus faible pour se refaire une santé médiatique sur son dos ? C’est pour ça que je parle de vengeance. Elle considère qu’il ne l’a pas bien traitée et que maintenant, c’est à son tour de s’amuser.

Non seulement elle a rendu le tablier de l’épouse dévouée, mais elle s’emploie à le rabaisser pour se mettre en valeur. Elle court les dîners de gala parisiens sans lui et fait savoir à tout le monde qu’il n’est pas en état d’y assister. Et quand ils sont, elle et lui, avec les rares amis que l’ancien président voit encore, elle ne cesse de le rabrouer -il ne répond même plus. C’est bien simple : ses amis à lui la détestent. « Elle oublie que ce n’est pas elle qui a été élue président de la République ! » , s’indigne l’un d’eux.

Sans compter qu’elle passe son temps à dire du bien de l’homme qui, politiquement, a mis son mari plus bas que terre : Nicolas Sarkozy. Et quand Jacques Chirac lui en fait le reproche, elle lui rétorque : « Taisez-vous, Jacques ! ».

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