L'environnement et les conséquences du tourisme sur le planète sont désormais des préoccupations incontournables et pas forcément coûteuses pour les futurs voyageurs.

Le respect de l'environnement est devenu l'un des critères de choix des clients des agences de voyages
Le respect de l'environnement est devenu l'un des critères de choix des clients des agences de voyages © Radio France / Philippe Lefebvre

Il y a quelques années encore, ce n’était qu’une tendance, qu’un effet de mode mais aujourd’hui les préoccupations environnementales et de développement durable sont devenus une priorité pour les futurs voyageurs.

Pour s’en convaincre, il suffit de regarder les résultats de l’étude réalisée par le cabinet Raffour Interactif auprès des agences de voyages. Si la sécurité demeure la préoccupation numéro un des clients, on retrouve ensuite dans l’ordre trois autres critères de choix essentiels : que le lieu de vacances ne soit pas un lieu de "sur-tourisme", qu’il ne soit pas soumis aux aléas climatiques et enfin que l’environnement sur place soit respecté.

Mieux quand on pose la question directement aux consommateurs, on s’aperçoit que ces préoccupations arrivent dans le peloton de tête (6e critère de choix sur 19).

Résultat les professionnels du tourisme, tour operator, agents de voyages et compagnies aériennes s’adaptent pour répondre à la demande. Des clubs de vacances comme ceux de la marque Kappa Club imposent des règles très précises dans leurs établissements ainsi qu’à leurs fournisseurs (circuits courts, prestataires éco-responsables…).

Reste que se pose le problème du coût. « Cela coûte cher » reconnait-on chez Kappa sans toutefois donner le moindre chiffre mais en précisant qu’il n’est aujourd’hui pas possible de répercuter sur le prix de vente des séjours ce surcoût, logique de concurrence oblige.

Toutefois, observe Javier Roig, représentant pour la France de la compagnie Finlandaise Finnair, en faisant voler des avions comme l’Airbus A350 qui consomme de 20 à 25% de carburant en moins à performances égales, la compagnie fait finalement des économies.

Certains tour operator financent désormais des programmes de développement dans de nombreux pays.
Certains tour operator financent désormais des programmes de développement dans de nombreux pays. © Radio France / Philippe Lefebvre

Enfin on s’aperçoit aussi que des grands organisateurs de voyages comme Voyageurs du Monde ou Salaun Holidays agissent depuis longtemps pour rendre leurs voyages plus responsables en compensant les émissions de carbone générées par les voyages de leurs clients ou en contribuant à soutenir financièrement des programmes de développement dans des pays en développement fréquentés par les touristes, mais tout cela fort discrètement et sans augmenter les prix de leurs séjours ou circuits.

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