C'est la bonne nouvelle de l'été, les annulations et les retards dans le transport aérien sont en nette diminution. Toutefois certaines compagnies ont trouvé une astuce pour ne plus indemniser les passagers victimes de retards.

Le nombre d'annulations de vols a diminué de 48% cet été par rapport à l'été 2018.
Le nombre d'annulations de vols a diminué de 48% cet été par rapport à l'été 2018. © Radio France / Philippe Lefebvre

Retard des avions : ça s’améliore

Si l’on regarde les chiffres publiés ces jours derniers par le site airindemnite.com on peut, à première vue, se réjouir. Mais à première vue seulement, car si les chiffres des retards et des annulations durant l’été 2019 ont été à la baisse, c’est aussi parce qu’en 2018 le transport aérien avait connu un été noir avec des grèves à répétition. Résultat : les annulations ont baissé de 48% et les retards de plus de deux heures de 24%. 

Toutefois la situation est loin d’être parfaite, ainsi les témoignages sont encore nombreux comme ceux de passagers d'un vol Miami-Paris sur une petite compagnie française, bloqués pendant 5 heures sur l’aéroport de Floride sans la moindre explication ni la moindre assistance. 

Tunisair arrive en tête du classement des compagnies accumulant le plus de retards et d'annulations
Tunisair arrive en tête du classement des compagnies accumulant le plus de retards et d'annulations © Radio France / Philippe Lefebvre

Et souvent, les passagers victimes de retards ou d’annulations hésitent à entamer des démarches pour obtenir un dédommagement (de 250 à 600 euros), voire un remboursement. Pour les aider dans leurs démarches, des sites se sont lancés, comme airindemnite.com qui proposent moyennant une commission (généralement de 30%), de faire les démarches à votre place. Facile, et visiblement efficace puisque Anne Laure Hery porte-parole du site annonce que 9 dossiers sur 10 trouvent une solution dans un délai de deux mois.

Certaines compagnies ont trouvé une astuce pour éviter d’indemniser leurs passagers pour les retards et c’est tout simple : elles ont augmenté sur le papier les temps de vols de 10 à 30 minutes pour se donner un peu de marge et éviter d’atteindre les 3 heures de retard qui ouvre droit aux indemnisations. Le sujet n’est pas tabou puisque lors d’un colloque à Paris, les représentants de compagnies ont affirmé avoir recours à cet artifice.

Il est vrai que pour ces compagnies les indemnisations sont un véritable cauchemar économique, puisque rien que pour l’été cela représente 89 millions d’euros d’indemnisations potentielles. Enfin, au classement des bons et des mauvais élèves de l’aérien on trouve dans le top 3 des compagnies qui affichent le moins de retards et d’annulations :

1. Aeroflot  (0,64%)

2. Turkish Airlines (0,68%) 

3. SAS Scandinavian Airlines (0,84%)

Et pour les compagnies les moins ponctuelles : 

1. Tunisair (10,33%) 

2. Aigle Azur (9,46%)

3. Norwegian (4,55%)

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