Si certaines villes attaquent la puissante centrale de réservation sur le terrain juridique, d'autres préfèrent attaquer de front l'entreprise en proposant une offre alternative.

Les gîtes de France proposeront 90 000 maisons, appartements de chambres d'hôtes à la location.
Les gîtes de France proposeront 90 000 maisons, appartements de chambres d'hôtes à la location. © Radio France / Philippe Lefebvre

Taxations, interdictions, limitations, tous les moyens sont bons pour limiter l'importance d'Airbnb. Mais les Gites de France ont décidé d'attaquer l'entreprise de San Francisco sur un autre terrain : celui de la concurrence.

Mais à la direction du réseau qui regroupe prés de 70 000 propositions de logement chez l'habitant reste modeste et explique qu'il ne s'agit pas de faire de la concurrence en sens stricte du terme mais bien de prendre une part significative de ce marché.

Pour s'en donner les moyens la fédération des gîtes de France s'est associée à Clévacances un autre poids lourd du secteur pour mettre en place une structure de réservation en ligne similaire à celle du géant californien de l'hébergement dit "collaboratif".

Les loueurs de gîtes de France versent chaque année 480 millions d'euros d'impôts
Les loueurs de gîtes de France versent chaque année 480 millions d'euros d'impôts © Radio France / Philippe Lefebvre

Cette nouvelle plateforme 100% française devrait voir le jour dans le courant de l'année prochaine et proposer plus de 90 000 offres de logements de vacances tout au long de l'année. On y trouvera aussi des offres de séjours thématiques (découverte des vignobles, des sites historiques, de l'agriculture...).

Enfin à ceux qui font remarquer qu'il ne pourrait s'agir que d'un Airbnb un peu franchouillard la direction des gîtes de France explique que la différence se fera sur la qualité de l'offre mais aussi sur le "légalisme" des acteurs les loueurs qui payent des impôts en France. Ainsi selon gîtes de France les locations via la centrale auraient généré des retombées en terme d'impôts de 480 millions d'euros par an. De l'argent qui aide grandement les collectivités locales.

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