Rassurer ! C’est bel et bien le mot d’ordre dans les hôteliers parisiens et à l’hôtel Brach on a poussé très loin la logique en utilisant un nouveau système de désinfection 100% français.

L’utilisation de produits anti-virus pourrait devenir un standard dans les hôtels.
L’utilisation de produits anti-virus pourrait devenir un standard dans les hôtels. © Radio France / Philippe Lefebvre

Quand on entre dans l’hôtel Brach, très chic établissement 5 étoiles situé dans une rue discrète du 16e arrondissement,  c’est avec un large sourire qu’un agent de sécurité vous demande de bien vouloir passer devant une camera thermique permettant de prendre votre température. Sur l’écran s’affiche 36° « c’est bon vous pouvez entrer » nous indique t’il. 

La prise de température des clients se fait à l'entrée de l'hôtel.
La prise de température des clients se fait à l'entrée de l'hôtel. © Radio France / Philippe Lefebvre

Mais si cet appareil ressemblant à une tablette genre iPad avait indiqué 38° je n’aurais pas pu entrer dans la bâtiment me confirme Emmanuel Sauvage le patron du groupe Evok qui possède 6 établissements très haut de gamme en France dont celui-ci. 

Il faut dire que dans cet hôtel la sécurité sanitaire est devenu la priorité. A la fois pour sécuriser l’établissement mais aussi pour rassurer les clients. 

Bien entendu on trouve de très nombreux points de distribution de gel hydro alcoolique (y compris dans les ascenseurs),  plus chic l’hôtel a fait fabriquer son propre gel en spray avec solution hydratante incorporée. Quand au 200 collaborateurs de l’hôtel ils devaient se soumettre jusqu’au début du second confinement à un test pcr hebdomadaire. Mais ce n’est pas cela le plus important pour le maître des lieux.

Trois à cinq minutes sont nécessaires pour traquer le coronavirus dans une chambre.
Trois à cinq minutes sont nécessaires pour traquer le coronavirus dans une chambre. © Radio France / Philippe Lefebvre

En effet depuis quelques mois gouvernants et femmes de chambre disposent de « l’arme absolue » en matière de chasse au covid. Il s’agit de deux bombes la première permet de vaporiser un produit détruisant le virus en 5 minutes, il est utilise sur tous les points de contact en clair tout ce que peut toucher le client, la seconde, plus petite ressemble à celles que l’on utilise dans les avions pour désinsectiser les cabines. La, en 3 minutes le produit se libère dans l’air ambiant et au bout de 15 minutes la pièce est totalement saine.

Ce produit élaboré dans une usine située en Bretagne bénéficie de la certification Afnor EN 14476+A2 habituellement attribuée aux virucides utilisés dans le milieu médical et a été testé en laboratoire sur des souches de coronavirus explique Christophe Joly qui représente CleanRWith en France.

Pour les équipes de l’hôtel « la chasse au virus » ne ralenti pas véritablement la cadence des équipes d’entretien… 

Il faut compter 3 à 4 minutes supplémentaires pour traiter tous les points de contact dans une chambre »

Explique Flavien gouvernant général de l’hôtel Brach. Pour ce qui est du second produit qui est utilisé dans les pièces plus grandes comme la salle de fitness ou le restaurant 15 minutes sont nécessaires et généralement c’est en pleine nuit lorsque les clients ont déserté les parties communes que l’un vaporise le virucide.

Bien entendu ce a un coût. « Autour d’un euro par chambre » explique Emmanuel Sauvage pour qui il vaut mieux investir pour rassurer et avoir des clients, que ne pas investir et être contraint à la fermeture. Et le chef d’entreprise d’ajouter que ces nouveaux modes de désinfection des chambres d’hôtels pourraient devenir dans un futur proche un standard dans l’hôtellerie.

Quand aux clients qui malgré tout pourraient demeurer inquiet, un astucieux système de QR Code a été mis en place qui leur permet de savoir quand a eu lieu la désinfection de la chambre. Quand la chasse au virus devient aussi pour la bonne cause un puissant argument commercial.

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