Après la crise du coronavirus le monde de la croisière qui a perdu plus de 80% de son chiffre d'affaire en quelques mois tente de se relancer. Et si les grandes compagnies de croisières maritimes sont à la peine, celles qui proposent des croisières fluviales ont la côte.

 500 passagers maximum sur les passagers de certains paquebots qui peuvent recevoir en temps normal 6000 passagers.
500 passagers maximum sur les passagers de certains paquebots qui peuvent recevoir en temps normal 6000 passagers. © Getty / David Sacks

Généralement, la fin de l’été et le début de l’automne est une période importante pour les compagnies de croisières. Mais après avoir été  à l'arrêt  durant plusieurs mois à quai à cause de la pandémie et des fermetures de frontières, les compagnies de croisières ont du mal à relancer leurs programmes.

Pour Rafaelle d’Ambrosio, Vice-Président Europe du nord de Costa, l’idée est surtout de relancer progressivement le programme de croisières, tout en étant conforme aux exigences sanitaires des pays d’escales, et surtout de rassurer les futurs clients en montrant la capacité des équipages à gérer des situations complexes du point de vue sanitaire. Pour ce faire les navires disposent depuis peu comme la compagnie française du Ponant, de machines pour réaliser les tests pcr et chaque passager doit subir deux tests avant d’embarquer. De son côté le personnel de bord est testé chaque mois.

C’est le cas chez Costa l’un des poids lourds du secteur. La compagnie italienne a attendu le début du mois de septembre pour relancer deux de ses navires pour les croisières en méditerranée de 7 et 14 jours mais avec un nombre de passagers particulièrement réduit. Ainsi 500 passagers seulement  embarquent sur un bateau comme le Diadema qui peut, en temps normal en  recevoir 2200 ou le Smeralda qui en reçoit 6500. Une situation loin d’être rentable même si la compagnie filiale du groupe Américain Carnival reste très discrète sur le niveau d’éventuelles pertes

Reste à savoir si cela sera suffisant pour rassurer les clients. Oui selon le porte-parole de la compagnie qui explique que d’ici la fin du mois un de ses navires recevra pour la première fois depuis la levée du confinement des passagers français qui, faute de pouvoir embarquer à Marseille comme cela se fait classiquement, devront embarquer en Italie car le port français reste toujours pour le moment fermé aux navires embarquant plus de 250 passagers.

Les croisières fluviales séduisent de plus en plus les jeunes voyageurs.
Les croisières fluviales séduisent de plus en plus les jeunes voyageurs. © Radio France / Philippe Lefebvre

La douceur des croisières fluviales séduit de plus en plus un jeune public

Mais si les croisières maritimes sont encore à la peine, en revanche on sent un léger mieux du côté des croisières fluviales. Certes la situation n’est pas extraordinaire certaines compagnies ayant perdu en six mois 85% de leur chiffre d’affaire, mais Alain Souleille PDG de Rivages du Monde observe les premiers signes de reprise notamment pour ses croisières sur le Douro au Portugal. 

Les chiffres sont plus modestes : 80 passagers pour un navire qui peut en recevoir 118 en temps normal mais le chef d’entreprise veut y voir les signes d’une reprise et d’un regain d’intérêt pour ce tourisme plus lent et plus culturel, une véritable tendance chez les jeunes voyageurs selon plusieurs experts du secteur qui notent aussi que cette forme de tourisme n’est plus spécifiquement réservée aux retraités. Mieux encore 45% des clients qui embarquent aujourd’hui ont déjà voyagé à plusieurs reprises sur des navires comme le Queen Isabel le signe d’une grande confiance pour ce type de voyage.

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