c'est peu dire que les compagnies aériennes traversent une zone de très forte turbulences en ce moment. Le coronavirus ayant déjà précipité la chute d'une compagnie britannique.

Illustration d'une photo  d'une zone d'attente dans un aéroport.
Illustration d'une photo d'une zone d'attente dans un aéroport. © Getty / LIU KAIYOU

Un seul chiffre pour vous donner un ordre d’idée de l’ampleur du problème : c’est 200 milliards de dollars ce sont les pertes estimées pour les compagnies aériennes dans le monde…

Une estimation qui a été réalisée par l’IATA l’association internationale du transport aérien sorte de syndicat qui regroupe la majeure partie des compagnies aériennes de la planète… autant dire des gens sérieux… 

Et bien avidement c’est un chiffre provisoire qui évolue chaque jour… souvenez vous il y a à peine une semaine on parlait seulement de 113 milliards de perte…

Et depuis une semaine toutes les compagnies sont passées  en mode survie… avec des mesures plus ou moins radicales… par exemple chez Korean Air la compagnie sud coréenne  on a decide de clouer au sol plus de 2 tiers des avions… 

Chez IAG le groupe anglais qui possède notamment British Airways et Iberia on a réduit de 75% le nombre de vols, chez Air France KLM on parle d’une réduction de l’activité de 90%,

Et chez Ryan air il ne devrait pratiquement plus y avoir d’avions aux couleurs du low costeur irlandais dans le ciel la semaine prochaine. Même chose pour sas la compagnie scandinave… Et dans tous les cas il y a pour certaines des mesures de chômage technique pour d’autres des incitations pour que le personnel prenne ses conges de manière anticipée

Et cette situation on ne l’avait jamais connue. En terme de répercutions économiques ce sera 10 à 20 fois plus énorme que les attentats du 11 septembre d’ailleurs les compagnies aériennes américaines réclament déjà plus de 50 milliards de dollars d’aide au gouvernement américain.

Enfin il y a aussi des décisions symboliques… Air France ne fera pour le moment plus voler ses A 380 et KLM ne fera plus décoller ses mythiques Boeing 747

Elles ce sont les compagnies low cost qui sont particulièrement fragilisées.  On l’a vu des le début de la crise avec la compagnie anglaise fly be  qui a déposé le bilan. Les actions de la compagnie norvégienne Norwegian qui faisait du low cost transatlantique entre l’Europe et les états unis ont perdu 70% de leur valeur, et elle est désormais en sursis avec un très vaste plan de chômage technique.

Pire des compagnies plus solides comme Easy Jet s’inquiètent pour leur avenir… ce sont les dirigeants de la compagnie qui disent.

Car en fait pour que le modèle low cost fonctionne il faut des avions en vol  qui passent le moins de temps possible dans les aéroports… Mais en ce moment c’est juste le contraire qui se produit.  Les avions sont cloués aux sols… des avions qu’il faut payer ou pour lesquels il faut continuer de payer la location même s’ils ne volent plus.

Et puis il faut ajouter notamment les redevances aéroportuaires sortes de parc mètre xxl qui fait que des qu’un avion se pose et bien le compteur se met à tourner…

D’ailleurs de ce point de vu Aéroport de Paris a annoncé la suspension du paiement par les compagnies de cette redevance pour tous les avions cloués au sol…

Malgré tout il y a eu ces jours derniers une très bonne nouvelle dans le ciel, liée directement au coronavirus. Vous le savez Donald Trump a interdit l’accès au sol américain à tous les européens et à fortiori aux avions européens. Problème certaines compagnies européennes qui opèrent des vols très long courrier avaient besoin de se poser aux états unis pour refaire le plein.

Et bien une compagnie a tenté un vol sans escales, c’est Air Tahiti Nui la compagnie de Polynésie Française… habituellement elle faisait escale à Los Angeles mais dans la nuit de samedi à dimanche dernier elle a filé tout droit après le collage de l’aéroport de Papeete direction Roissy Charles de Gaulle 

16 heures pour un vol sans escale.

Mais un vol un peu particulier avec seulement 150 passagers pour un avion le 787 dreamliner de Boeing qui peut en temps normal en embarquer jusqu’à 300.

Donc moins de passagers moins de bagages, par contre il y avait de quoi servir 3 repas et l’avion disposait d’une équipe renforcée avec 4 pilotes.

Alors, la compagnie précise que ce n’est pas un vol qui a vocation à être renouvelé systématiquement. Mais avec ce Papeete-Paris  Air Tahiti Nui entre dans le club très ferme des compagnies ayant réalisé les plus longs vols sans escale le record toute catégorie étant toujours détenu par les australiens  de Quantas qui ont réalisé un vol d’un peu plus de 19h entre new York et Sidney mais la en revanche il y avait moins de 50 passagers à bord et ils étaient tous membres de la compagnie alors que la compagnie polynésienne avait, elle, des vrais clients à bord et c’est toute la différence.

   

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