Plus que 400 paquebots devraient sillonner les mers du globe d'ici 2027. C'est peu dire que les croisières ont la côte !

L'industrie des croisières et des ferrys est-elle responsable d'une trop grande pollution et de sur-tourisme ?
L'industrie des croisières et des ferrys est-elle responsable d'une trop grande pollution et de sur-tourisme ? © Getty / José Fuste Raga

« La folie des croisières » titrait dernièrement un grand hebdomadaire. C'est vrai que le secteur va bien, et on en parlera beaucoup lors du prochain ditex ce salon professionnel du tourisme qui se déroulera  à la fin de la semaine prochaine à Marseille et qui rassemblera 20 des plus grosses compagnies de croisières opérant en France. 

En ce moment il y a un peu plus de 300 paquebots sur toutes les mers du globe et cela ne devrait pas s'arrêter en si bon chemin puisque l'on prévoit à l'horizon 2027 : 122 navires supplémentaires, ce qui représente un budget global de construction de 71 milliards de dollars . Et si aujourd'hui les navires "classiques" transportent entre 4 500 et 5 000 passagers plus 2 000 membres d’équipage et bien la tendance devrait être dans le futur à des navires encore plus grands pouvant embarquer entre 8 000 et 10 000 personnes ce qui ne manquera pas de poser d'énormes problèmes dans les ports où accostent ces navires.

Il est vrai que le marché de la croisière donne des ailes aux grandes compagnies. Deux chiffres pour s'en convaincre : en 2007 les compagnies avaient embarqué près de 16 millions de passagers, en 2018 elles en ont embarqué plus de 25 millions dans le monde.

Toutefois ces entreprises sont aujourd'hui taxées de mettre en service des paquebots trop polluants et de contribuer au sur-tourisme, les compagnies de croisières ou de ferrys essayent de se donner une image plus vertueuse en mettant par exemple en service dès la fin de cette année des navires fonctionnant non plus au fioul lourd mais au gaz naturel liquéfié, en installant des filtres à particules sur les cheminées des navires et enfin en trouvant de nouvelles sources d’énergie lorsque les bateaux sont à quai. C'est le cas, par exemple, de la compagnie marseillaise La Meridionale qui raccorde ses navires sur le réseau électrique lorsqu'ils sont à l'arrêt.

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