Faute de clientèle étrangère les palaces cherchent à séduire la clientèle française en multipliant les initiatives pour réinventer le modèle de l'hotellerie de luxe.

Les palaces sont désormais obligés de se réinventer pour séduire une nouvelle clientèle.
Les palaces sont désormais obligés de se réinventer pour séduire une nouvelle clientèle. © Radio France / Philippe Lefebvre

C’est peu dire que les palaces français traversent une crise sans précédent. Ces établissement très haut de gamme, symbole du luxe et de l’art de vivre à la française qui recevaient jusqu’au début de la crise une clientèle majoritairement étrangère tournent aujourd’hui au ralenti. 

Il y a peu le Carlton de Cannes annonçait qu’il fermait à nouveau ses portes pour quelques semaines et à Paris plusieurs établissements qui devaient ouvrir à nouveau au mois de septembre ont repoussé leurs ouvertures à la fin de l’année.

Mais d’autres palaces ont décidé de se relancer coute que coute en cherchant une nouvelle clientèle et pour cela ils vont devoir se réinventer. 

C’est le cas par exemple du Lutetia le célèbre établissement de la rive gauche dont 85% de la clientèle est habituellement étrangère. Aujourd’hui, explique Isabelle Bouvier la directrice des opérations, l’hôtel  de 184 chambre peine à en louer 40 chaque week-end. Pourtant ici on veut croire en l’avenir, un avenir qui passe désormais par une nouvelle offre.

Le Lutetia propose à ses clients des visites très privées de la cave du palace en compagnie de Marianne Diemer cheffe sommeliere du palace.
Le Lutetia propose à ses clients des visites très privées de la cave du palace en compagnie de Marianne Diemer cheffe sommeliere du palace. © Radio France / Philippe Lefebvre

Ainsi en dehors des chambres au Lutetia on a fait preuve d'une grande imagination en proposant à ses clients des dizaines d’animations : des cours de pâtisserie pour les enfants, des jeux de piste au musée d’Orsay voisin, des cours de yoga ou une initiation à la dégustation  du vin dans la très secrète cave située au 3em sous-sol de l’hôtel. Un lieu magique et mystérieux à la fois. Des animations comprises dans le prix de la chambre (autour de 700 euros la nuit).

Et pour attirer une clientèle plus française, et bien les hôtels parisiens multiplient les initiatives. C’est le cas par exemple du Prince de Galle qui propose en plus de la réservation d’une chambre,  la mise à disposition de la chambre voisine ou de la suite attenante transformée en salle à manger privée.

Attirer les français explique-t-on au Lutetia c’est en quelque sorte revenir à la base, à l’histoire même du palace conçu par Marguerite Boucicaut et ouvert en 1910. Un hôtel initialement destiné à recevoir les riches clients de province du Bon Marché le magasin ouvert juste en face par son époux.

De plus créer des animations ce n’est pas véritablement une nouveauté, confie Isabelle Bouvier, en effet jusqu’à présent cela se faisait au coup par coup à la demande des clients auprès des concierges aux clés d’or. Désormais il y a un programme qui est valorisé auprès de la nouvelle clientèle. 

Et au-delà de la crise, cette nouvelle offre de l’hôtellerie haut de gamme devrait aussi inciter de nouveaux clients à pousser les portes de ces établissements d’autant que certains palaces proposent parfois des réductions allant jusqu’à 20%. Une bonne occasion de s’offrir une part de rêve.

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