Besoin de déconnexion pour oublier l’angoisse du covid-19 ? La montagne pourrait bien être cette année la destination préférée des vacanciers en manque d’activités et en mal d’air pur après deux mois de confinement.

Des amis font une randonnée dans la montagne.
Des amis font une randonnée dans la montagne. © Getty / Yulkapopkova

Pas de doute, la montagne pourrait bien être cette année la destination tendance de l’été. Mieux les six massifs français et les 300 stations d’altitude ou de moyenne montagne pourraient bien jouer le rôle de valeur refuge pour des français en mal d’évasion, pour tenter d’oublier les deux mois de confinement. 

Chez les professionnels de la montagne on veut y croire à l’image de Jean Marc Silva le directeur de France Montagne pour qui la montagne est justement le lieu le plus adapté à une reconnexion avec la nature : 

Nos stations sont un peu comme des camps de base et en les quittant on se retrouve très vite seul face à cette nature incroyable ! 

Et il est vrai qu’en suivant certains sentiers balisés à pied ou en utilisant les très tendances vélos à assistance électrique, on peut très vite de retrouver au cœur de la nature et ne croiser pratiquement personne ce qui permettrait un temps d’oublier les contraintes du port du masque, de la distanciation sociale ou encore des gestes barrière.

Sur le papier la montagne a un autre avantage : le prix. 

Selon Armelle Solelhac spécialiste de l’économie touristique et directrice du cabinet Switch un séjour d’une semaine en montagne ne coûterait que 1188 euros contre 1656 euros pour la même semaine dans une grande métropole touristique et 1391 euros pour une semaine au bord de la mer (chiffres moyens). 

Mieux encore, selon France Montagne les dépenses seraient bien moins importantes : les dépenses quotidiennes des vacanciers étant de l’ordre de 35 euros l’été contre 68 euros en hiver.

Et pour attirer les vacanciers les massifs ne manquent pas d’idées et d’imagination à l’image de la voie verte de 12,5 kilomètres mise en service entre Courchevel et Meribel (Savoie) et qui est sans doute la piste cyclable la plus haute d’Europe puisqu’à son point le plus haut les cyclistes amateurs se retrouveront au col de la Loze à 2304 mètres d’altitude. 

Une piste qui d’ailleurs sera au programme du prochain Tour de France mais qui est accessible à tous notamment aux utilisateurs de vélo à assistance électrique.

Enfin pour ce qui est des réservations, les professionnels montagnards ne semblent pas se faire trop de soucis pour le moment car affirme Manuel Bernia responsable de la communication de Saint Lary dans les Pyrénées :

Généralement les clients réservent quinze jours à un mois seulement avant leurs vacances.

Dès lors, l’été 2020 sera-t-il l’été de la montagne ? Cela semble de plus en plus probable même si tous les acteurs du tourisme montagnard restent pour le moment dans l’attente des décisions gouvernementales en matière de tourisme et de vacances.

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