Les premières stations de sports d’hiver devraient ouvrir leurs pistes fin novembre. Mais dans quel contexte ? Avec ou sans pass sanitaire ? Avec ou sans les skieurs étrangers ? Les professionnels de la montagne font preuve malgré tout d’un certain optimisme.

Val Thorens ouvrira ses pistes le 20 novembre
Val Thorens ouvrira ses pistes le 20 novembre © Radio France / philippe lefebvre

Quand on lui parle de la saison d’hiver à venir Perrine Pelen, ancienne championne du monde de slalom a le sourire et veut croire à une belle saison : « je la sens très bien et en plus, on a tous une envie  de ski, une envie de grand air et une envie de glisse » et nul doute que l’ancienne championne aujourd’hui directrice générale du comité d’organisation des championnats du monde de ski 2023 qui se dérouleront à Méribel et Courchevel sera l’une des premières sur les piste dès l’ouverture des pistes et notamment celles de la station voisine de Val Thorens qui est programmée pour le 20 novembre.

Et cet optimisme contraste avec la déprime, et parfois le désespoir ,durant la saison précédente avec les remontées mécaniques interdites au nom de la sécurité sanitaire. Une décision que les professionnels de la montagne n’arrivent toujours pas à comprendre. Une décision qui aura provoqué un manque à gagner de 8 milliards d’euros selon Domaines Skiables de France le syndicat des gestionnaires de remontées mécaniques.  

la fermeture des remontées mécaniques l'hiver dernier aura couté 8 milliards aux stations
la fermeture des remontées mécaniques l'hiver dernier aura couté 8 milliards aux stations © Radio France / philippe lefebvre

Et si ce chiffre donne le vertige, les conséquences vont bien au-delà des simples télésièges ainsi explique Yvan Chaix le directeur de l’Agence de Développement des Hautes Alpes : « la saison dernière nous avons perdu 60% de notre clientèle, pour les professionnels des stations le chiffre d’affaire a baissé de 70% ce qui est très grave puisque le tourisme représente 30% de la richesse du département et que les stations de sports d’hiver réalisent les 2/3 de cette activité ».

Mais les professionnels de la montagne veulent croire à une prochaine saison normale avec sous sans pass sanitaire. Les premiers signes sont la reconnait-on à l’école de ski français de Vars ou Fabien Jousselme explique qu’il reçoit déjà des demandes de cours pour des classes de neige ou des colonies de vacances.

un signe positif selon l'ESF : les etablissements scolaires envisagent d'organiser à nouveau des classes de neige
un signe positif selon l'ESF : les etablissements scolaires envisagent d'organiser à nouveau des classes de neige © Radio France / philippe lefebvre

Un enthousiasme que voudrait bien partager Stephane Zabotti  directeur des hôtels La Chaudanne et Le Kaïla à Meribel : « on est en retard sur les réservations au moins de 30 à 40% par rapport à 2019, mais chaque jour est assez diffèrent, il y a des jours où nous avons de bonnes surprises avec des confirmations de réservations, et le lendemain des gens qui posent beaucoup de questions et qui hésitent à réserver ».

le pass sanitaire ne sera pas un problème pour ouvrir les pistes affirment les professionnels de la montagne
le pass sanitaire ne sera pas un problème pour ouvrir les pistes affirment les professionnels de la montagne © Radio France / philippe lefebvre

Toutefois malgré cette incertitude les professionnels de la montagne ont le moral et restent confiants quant aux annonces que devrait faire le gouvernement à la mi-octobre sur les conditions de réouverture des pistes et des remontées mécaniques, possiblement avec un pass sanitaire qu’il faudra simplement présenter en entrant dans les hôtels, les clubs de vacances et aux guichets des remontées mécaniques pour pouvoir acheter les précieux forfaits. Mais ce que veulent surtout tous ceux qui vivent de l’or blanc, ce sont des réponses fermes et définitives du gouvernement pour véritablement lancer la saison et notamment les recrutements de saisonniers. « Plus le gouvernement tarde, plus l’ouverture sera difficile » explique un professionnel du secteur qui reconnait que : « nous n’avons plus les moyens financiers d’une seconde fermeture ».

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