Agnès a fait le calcul de son empreinte carbone sur le site de la fondation Goodplanet hier soir...

Et c’est pas joli joli.

J’ai honte. J’ai l’air saine. Et bien je suis un porc.

Mais même un porc est moins sale que moi.

Sans rigoler. J’ai calculé hyper sérieusement l’empreinte carbone d’un vrai cochon, Babe, un porc français lambda, qui trompe sa femme et rote à table. Un petit porc tout rose, de 120 kg qui vit depuis 16 ans dans un immense entrepôt, adore se vautrer dans la boue et ne mange que des céréales.

Je sais on dirait un peu le début de l’oraison funèbre de Nagui au Panthéon, mais en fait non, j’ai vraiment calculé l’empreinte carbone du cochon l’animal. Pas le patron végétarien en moto taxi.

Donc ce vrai cochon serait né dans un hangar porcin dans une banlieue agricole du LOT.

Il mange des graines, fait grh grh, rhn rhn.

Il n’a jamais trié ses déchets, jamais vérifié sa conso d'électricité, jamais réfléchi au réchauffement climatique, rien à caler de l’humanité qui l’entoure. En revanche, contrairement à moi il n’a jamais consommé de viande, jamais pris de taxis. Et surtout jamais pris l’avion.

Il n’a fait qu’un seul voyage une seule fois dans sa vie, en camion, de son entrepôt jusqu’à la charcuterie de Brives la Gaillarde.

Puis un second voyage le lendemain, en twingo, du stand de bidoche jusqu’au réfrigérateur de monsieur Gérard.

Et ben le gadjo est hyper clean.

Empreinte carbone de pipi de chat.

Ce cochon a zéro obligation de donner à la fondation good planet.

Un précurseur. Un type comme ça ;-).

Un cochon qui à la veille de sa disparition, avant de finir en bouillie dans la bouche de Gérard, aurait pu regarder en arrière et dire : “J​’ai souffert souvent, je me suis trompé quelquefois, mais j’ai aimé. C’est moi qui ai vécu, et non pas un être factice créé par mon orgueil et mon ennui. Tous les hommes sont menteurs, inconstants, faux, bavards, hypocrites, orgueilleux ou lâches, méprisables et sensuels ; toutes les femmes sont perfides, artificieuses, vaniteuses, curieuses et dépravées ; le monde n’est qu’un égout sans fond où les phoques les plus informes rampent et se tordent sur des montagnes de fange ; mais il y a au monde une chose sainte et sublime, c’est moi, Babe, et mon empreinte carbone rikiki”.

La suite à écouter et à retrouver en vidéo !

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