Une semaine après l'annonce, Agnès Hurstel revient sur les coulisses de France Inter, devenue première radio de France.

Ça fait une semaine que France Inter est devenue première radio de France, et j’aimerais vous raconter les coulisses de ce lieu dont je ne saisis pas encore toute les subtilités...

Par exemple, je n’arrive toujours pas à biper dans l’ascenseur, avec mon badge, pour monter au 6e étage. Mais ça, c’est parce que j’ai des petits problèmes psychomoteurs. L’autre jour je le faisais glisser, hyper concentrée, comme une demeurée, le long de la paroi de l’ascenseur, cherchant le bip, perlant de sueur parce que ça fait hyper peur d’être enfermée dans un ascenseur qui ne démarre pas. Les portes se sont ouvertes, et Antoine de Caunes est monté. Je pense que je lui ai fait peur…

Il m’a souri comme ça, comme on sourit à une enfant un peu en retard. Il avait pitié de moi. Il a bipé en une seconde, la lumière est devenue verte et on est enfin monté. J’avais les boules.

Bref je voudrais parler à ma patronne, Laurence Bloch. Que je ne connais pas encore. Je voulais me présenter.

C’est vrai je suis là depuis le 28 août mais je ne travaille à la maison de la radio que 1h30 par semaine et j’en passe donc 1H12 dans l’ascenseur donc c’est sûr, ça nous laisse peu de temps pour se croiser à la machine à café et s’échanger des tampons.

Déjà, je voulais vous remercier de m’avoir embauchée. Quand Nagui m’a appelée le 15 août en numéro privé, j’étais en vacances, j’ai entendu “Bonjour ! c’est Nagui”, j’ai cru que c’était un canular de mon frère, j’ai raccroché et j’ai explosé de rire. Bon après on s’est rappelés, on s’est parlés et j’ai fait semblant que c’était normal de parler à Nagui, et que j’étais adulte. J’ai dit des trucs comme : “bon an mal an”, puis, “Non, moi, l’actu c’est pas mon dada”, Il a cité Stevie du Loft comme un philosophe (je me souviens plus de la phrase exacte, mais c’était un genre de haïku pour me donner confiance)

Et j’ai démarré dix jours plus tard. Bref Laurence. Faut que je vous parle.

Je dois vous avouer quelque chose.

Nous nous sommes croisées aux toilettes du 6e étage il y a quelques mois, un matin, vous et moi. Nous nous lavions les mains côte à côte, je vous regardais dans le miroir. Et je me suis dit : "Tiens c’est marrant, cette petite dame ressemble drôlement à Laurence Bloch, mais ça ne doit pas être elle, elle ne peut décemment pas partager les toilettes avec le peuple comme ça".

Puis je me suis dit : "Souris lui, on sait jamais, c’est sûrement Yvette Horner qui vient faire Boomerang". Donc, je vous ai souri, vous m’avez souri. Puis vous êtes partie. Mais vous n’aviez pas votre accordéon, et ça, ça aurait dû me mettre la puce à l’oreille.

Et depuis je m’en veux parce que j’aurais dû me présenter et vous remercier et être polie.

La suite à écouter et  à retrouver en vidéo !

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