Alexis, a réfléchi au problème du réchauffement climatique et selon lui tout est un problème d’échelle

Y a pas un jour sans son lot de mauvaise nouvelle concernant la planète. Un coup c’est la fonte des glaciers, un coup c’est des morceaux de banquise qui se détachent en Antarctique, un coup c’est des baleines qui s’échouent sur une plage, mais malgré tout j’ai l’impression qu’on a du mal à percevoir réellement la gravité du phénomène, parce qu’objectivement, on vit encore pas si mal ! Les abeilles disparaissent mais y a toujours du miel dans les supermarchés. 

Ce que je veux dire c’est qu’on ne ressent pas vraiment les effets immédiats de la destruction de la planète, contrairement au froid qui déclenche des épidémies de grippes ou aux premiers jours de floraison qui provoquent des rhumes des foins. On sait que le niveau de la mer monte mais ça va, c’est tranquille, on n' a pas les pieds trempés en se levant le matin... et pour peu qu’on aille à la plage à marée basse, faut toujours marcher 50 mètres de plus qu’à marée haute pour avoir les pieds dans l’eau. Donc l’eau monte oui, mais pas assez vite pour qu’on panique. Et c’est ça le problème !  

On sait aussi qu’en Amazonie, un terrain de foot disparaît toutes les 7 secondes. Un terrain de foot toutes les 7 secondes, c’est fou... mais pourtant les brésiliens sont toujours aussi bons au foot ! Donc on prend pas conscience du phénomène ! Parce que la Terre nous envoie des signaux contradictoires ! 

Pourtant à ce rythme là dans 30 ans la forêt amazonienne se sera Fontainebleau sans son château. Si Dupont de Ligonnès s’y cache ils vont pas tarder à tomber dessus !

Dans le même registre, quand une espèce disparaît, on n'est pas affectés dans notre quotidien. On est juste émus. Le grand rhinocéros blanc ? C’est triste mais objectivement il n’était pas d’une grande utilité ! On n'a jamais lu dans les journaux « un rhinocéros blanc vient en aide à une petite fille égarée ». Les orangs-outans pareil, on dit qu’ils sont doux et intelligents mais depuis des décennies on anéantit leur forêt pour faire de la pâte à tartiner et ça leur ai jamais venu à l’esprit d’écrire “stop killing us” sur des feuilles de bananiers ! En français ça fait “arrêtez de nous tuer” mais les orang outans parlent anglais. 

Alors que moi qui suit un humain, donc une personne a priori supérieure à ces “pauvres” animaux qui ne font rien pour se sauver, quand les gars qui ont fait le ravalement de la façade de mon immeuble ont garé leur bétonnière sous mes fenêtres, je suis sorti direct pour leur dire ce que j’en pensais ! J’ai gueulé, parce que faut pas s’laisser bouffer ! Bon, je suis pas très courageux donc j’ai gueulé dans ma tête, mais j’ai eu raison ! Depuis que le chantier est fini, la bétonnière elle est plus là ! Faut se faire respecter messieurs dames ! 

La suite à écouter et à retrouver en vidéo !

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