Ce matin, Alexis nous propose une chronique pas très claire, mais il assume !

Aujourd’hui j’voudrais vous parler d’un article que j’ai trouvé sur lepoint.fr (Pas facile à dire, il devrait changer de nom) au sujet de dîners organisés aux Etats-Unis par deux femmes américaines qui s’appelle Regina et Saira, qui sont issues de l’immigration, et qui veulent aider des femmes américaines blanches à comprendre pourquoi de temps en temps elles disent des trucs racistes sans le savoir. 

Bonne idée en apparence! C’est vrai, parfois on dit des choses sans vouloir être raciste, mais c’est raciste quand même. C’est du racisme inconscient quoi. Et si personne ne nous reprend, on le sait pas. 

Exemple: dans l’un des dîners dont je vous parle, une femme a dit un jour “j’ai adopté deux enfants noirs, mais pour moi ça ne change rien qu’ils soient noirs”. Et bah c’est subtil, mais derrière le message d’amour qu’elle adresse à ses enfants, en disant “pour moi ça ne change rien qu’ils soient noirs”, elle insinue sans s’en rendre compte que leur couleur de peau aurait quand même pu changer quelque chose. Et selon les deux organisatrices, cette insinuation est raciste. Et c’est vrai, c’est un peu raciste! Elle aurait dû dire “j’ai adopté des enfants noirs mais je les aime comme si c’étaient des blancs”. 

C’est une vanne hein, n’hésitez pas à rire… d’accord...

En tout cas grâce à ce dîner, une femme qui a adopté deux enfants noirs a appris qu’elle était quand même un peu raciste. 

Eh, c’est vachement utile non? 

Moi la question que je me pose c’est surtout “qu’est ce qu’elle foutait là? Elle avait besoin de se rassurer? Est-ce que le fait d’avoir adopté deux enfants de couleur n’est pas une preuve suffisante qu’elle était pas raciste?” Dans la série Arnold et Willy, personne ne s’est jamais demandé si Monsieur Drummond était raciste… 

Et si t’aimes pas les endives, a priori t’en achètes pas. Bon...

Évidemment elle dit peut-être des trucs racistes de temps en temps, par maladresse… Si un matin elle achète des bananes au marché et qu’elle dit au vendeur “mes enfants adorent ça” c’est un peu maladroit, c’est vrai, et si dans l’après-midi elle dit “mon fils grimpe aux arbres comme un p’tit singe”... bah là on se dit “oh la la, décidément, elle est vraiment maladroite aujourd’hui”… Ça fait deux boulettes qui peuvent être interprétées comme du racisme dans la même journée, c’est beaucoup! Oui, mais le problème c’est que le racisme c’est comme la poussière, si t’en cherches t’en trouves toujours. 

Même là où y’en a même pas en fait. Vous avez noté la poésie du passage ? 

La suite à écouter et à retrouver en vidéo !

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