Alexis a lu le dernier livre de Beigbeder et il a cherché son nom... en vain

Aujourd’hui je vais vous faire une petite critique littéraire, oui parce que je viens de finir le dernier livre de Beigbeder qui s’intitule l’homme qui rit. 

Alors déjà, pour ceux qui ne sont pas au courant ou qui se lèvent après 9h le matin, Frédéric Beigbeder a été chroniqueur pendant 2 ans sur France Inter et il s’est fait remercier fin 2018 à la suite d’une chronique non-préparée - on lui a dit “merci, c’est sympa d’avoir essayé…”

Moi rien que pour ça j’ai du respect pour Beigbeder : venir à l’émission sans chronique - j’y ai pensé tellement de fois ! Mais j’ai pas le courage… Je me dis des fois ce serait peut-être pas pire… 

Alors j’aime bien Frederic Beigbeder aussi parce que je viens d’un milieu où le Beigbeder n’existe pas. C’est comme quand on regarde un reportage animalier sur les éléphants si vous voulez : ça nous fascine parce qu’on en a pas chez nous. Alors que quand on voit un documentaire sur les rats, on s’dit juste “ça va, les rats on connaît”  

Donc j’aime et je lis les livres de Beigbeder comme ceux de Lévy-Strauss quoi, pour le côté anthropologique. Et j’apprends plein de choses grâce à lui : par exemple grâce à Beigbeder je sais à quoi ressemble l’intérieur d’une boîte de nuit à Paris, une fois qu’on t’y a laissé entrer, ce qui ne m’est jamais arrivé... Beigbeder pour moi c’est le guide du routard Paris la nuit avec que des catégories chic. 

Ceci dit, on a quand même des choses en commun lui et moi, et pour commencer une certaine idée de l’élégance vestimentaire. J’vous emmerde… Non mais j’pars de loin moi : Alain Figaret avant d’arriver à Paris j’pensais qu’c’était une marque de clopes... 

Bref, dans son dernier livre, il s’intéresse à la place de l’humour dans la société. Et notamment dans l’exercice de la chronique radio. Il dénonce la dictature du lol, du rire à tout prix et de la dérision permanente à l’antenne, avec un effet pervers, qui est de rendre drôle ce qui est inacceptable et donc, puisqu’on peut en rire, de rendre l’inacceptable acceptable - voire amusant ! Et si on peut s’amuser de quelque chose c’est qu’au fond, ce n’est pas si grave - donc in fine, en portant tout à dérision on finit par servir les causes qu’on dénonce. Et oui  ! 

Et bah moi je suis bien d’accord avec tout ça ! Moi aussi je trouve qu’il y’a trop d’humour sur cette radio, c’est pour ça que j’essaie de contrebalancer… parfois je relis mes chroniques et je les corrige, pour les rendre moins drôles ! Mais j’me sens seul dans ma démarche  ! A part Albert peut-être quand il est là…Les autres c’est vannes vannes vannes, ça n’arrête pas !

La suite à écouter et à retrouver en vidéo !

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