Ce matin Alexis est inspiré par l’enfance et se pose des questions existentielles sur la façon de faire la météo...

Moi aussi j’ai lu « Les cahiers d’Esther » et faut avouer que c’est pas mal ! Je dis c’est pas mal pour dire c’est bien. C’est une litote. Moi j’aime bien les litotes. 

En fait je suis fan du travail de Riad Sattouf, mais j’aime pas adopter une attitude de fan quand je suis à côté des gens que j’admire. C’est pour ça que quand Philippe Decouflé est venu je me suis tenu tranquille. Alors que j’adore la danse contemporaine, et toutes les danses d’ailleurs, au Mexique on m’appelait bailador loco. Disons que je me trémousse pas mal, une fois j’ai chopé au bal des pompiers, c’est dire. Sachant qu’au bal des pompiers, les vedettes c’est les pompiers hein, tu peux te mettre du Pento dans les cheveux ça change rien, le côté héros tout ça il est de leur côté - et avec Notre-Dame y en aura que pour eux... je sais même pas si ça vaut le coup d’y aller cette année… 

J’ai beaucoup aimé « Les cahiers d’Esther » parce que ça m’a rappelé mes propres histoires d’enfance. Moi j’avais deux copains avec qui on avait formé une bande de 3 à la récré. Dans la bande on avait tous un rôle : y avait le costaud, le débrouillard et l’intelligent. Nos références dans la vraie vie c’était Barracuda pour le costaud, Mac Gyver pour le débrouillard... et l’intelligent c’était… bah c’était Jacques Chirac. J’ai pas d’explications à ça, c’était lui, voilà. Jacques Chirac c’était mon copain Benoît, parce qu’il portait des lunettes. Il avait la double peine lui : porter des lunettes et jouer Chirac à la récré… 

Moi j’étais le costaud parce que j’avais un grand-père viking – enfin il était né en Normandie quoi, là où les vikings étaient venus avec leurs drakkars pour aider les gaulois à se battre contre les romains. Enfin je crois ça remonte... Ou c’était contre Jean-Marie Le Pen je sais plus, parce qu’il était très méchant aussi. 

Le débrouillard c’était mon copain Freddy, parce qu’il avait un prénom américain, comme Mac Gyver. Et les deux autres rôles étaient déjà pris donc bon... 

Donc on jouait à sauver le monde de situations très compliquées à l’issue incertaine, dont seules l’intelligence de Jacques Chirac couplée à la débrouillardise de Mac Gyver et à la force de Barracuda pouvaient nous délivrer. 

Et puis un jour y a eu un contrôle de grammaire et Benoît qui jouait Chirac l’intelligent, il a eu une moins bonne note que nous, le débrouillard et le costaud. Or il pouvait pas être plus intelligent que nous pendant la récré s’il l’était pas dans la vraie vie. C’est la dernière fois qu’on a joué. Ce que je vous raconte est vrai, j’ai failli chialer en y repensant... 

Donc je me suis souvenu de tout ça en lisant « Les cahiers d’Esther » et puis je me suis rendu compte qu’encore aujourd’hui, je continue à avoir des réflexions enfantines parfois, et ça me fait un peu plaisir. Deuxième litote - décidément... 

La suite à écouter et à retrouver en vidéo !

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