Alexis nous parle ce matin de son lieu de confinement où il se sent plutôt très bien !

Bonjour messieurs dames,

Ça va bien vous allez bien ?

Et bah moi aussi ça va, je suis toujours confiné chez mes parents… 

Non mais je peux pas partir, j’ai jamais aussi bien bouffé de toute ma vie, j’ai pris 6 kilos, je suis à ce stade où j’arrive à faire des visages avec mon ventre.

Et ils me demandent pas de partir non plus hein, j’ai l’impression qu’il y’a un accord tacite, on n’ose pas trop se le dire parce que j’ai quand même 35 ans mais on est très très bien.

Bon sinon, aujourd’hui on va parler cochons, hier Guillermo a parlé d’un mouton - on applique les consignes de Lorange Bloch, on élargit, on parle à toute la France.

À côté de chez mes parents où y’a des cochons qui ont gagné la médaille d’or du bien-être animal, c’est les cochons les plus heureux de France ! Et p’t’être même du monde, parce que le bien-être animal c’est comme la pétanque, ça se joue pas dans beaucoup de pays. 

Ces cochons ils mangent bio, ils vivent dans une cabane en bois et ils ont 250 m2 par cochon, vous imaginez ça ? Même des aristos dans le 78 ils ont pas autant, à mon avis ils ont une particule, ils s’appellent de cochon ou de porc

Ils ont une vie incroyable ces cochons et ils me font cogiter sur ma propre existence. Je sais qu’ils sont heureux parce qu’ils courent dans le champ. 

Vous avez déjà vu des cochons courir ? C’est pas du tout gracieux un cochon qui court, on voit que c’est pas fait pour ça, les cochons ils sont sensés rester statiques, pour grossir en fait, mais eux non, ils sont tellement heureux qu’ils courent, c’est comme si sur Terre y’avait des humains qui marchaient à 4 pattes, 

à part Lizarazu sur Instagram personne ne fait ça 

Y’a que leur fin de vie qu’est un peu dure à ces cochons, mais je suis sûr que leur jambon, au plus profond de lui-même il est heureux aussi - parce qu’il sait d’où il vient.

Certains jours pendant ce confinement j’ai eu envie de me foutre à poil et de les rejoindre pour patauger avec eux dans la boue… 

Parce qu’ils avaient l’air très heureux et parce qu’on vit dans une société où on s’interdit de patauger, d’être approximatif, d’être imparfait.

Moi parfois je patauge dans mes chroniques, et dans ces moments-là, j’voudrais tellement que vous soyez avec moi.

Y’a du bonheur à patauger, c’est pour ça que les gamins adorent mettre les pieds dans la boue. 

Je dis pas que c’est facile d’être un porc, déjà le mot porc est vachement connoté, mais aujourd’hui, y’a pas un animal qui soit obligé de porter un masque pour aller d’un point A à un point B, 

Alors que moi j’ai peur de sortir de chez moi. Je suis allé une fois au supermarché la semaine dernière, en arrivant sur le parking je me suis dit merde, c’est ouvert. J’ai pas peur du coronavirus hein, j’ai peur des gens maintenant, je me dis si ça se trouve après deux mois confinés y’en a qui mordent.

En tout  cas, ces cochons médaille d’or du bonheur, s’ils existent, c’est parce qu’il y’a des gens qui veulent consommer local. Du coup je me demande si je vais pas devenir un humoriste local moi Nagui, pour être heureux comme ces cochons - je prendrai le train une fois par semaine pour prendre ma dose de people avec vous et je redescendrai dans ma campagne faire le comique en circuit court.

En plus j’habite dans les Deux-Sèvres, c’est pile entre la ferme des Bodin’s et le Puy du Fou, je peux proposer une soirée étape jambon-macédoine humour. 

On sait pas ce qui nous attend nous les comiques.

En tout cas si le public est prêt pour consommer de l'humour local, moi j’suis partant, quitte à patauger au début, de toute façon j’aime bien ça… !

Bonne journée ! 

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