Alexis nous parle du tourisme humanitaire car pour lui il faut faire un choix entre les deux

Le tourisme humanitaire, c’est à la mode, comme la coupe mulet dans les années 80. Et ça se comprend, parce qu’il y a encore 10 ans, on pouvait soit voyager pour le plaisir, soit s’engager dans l’humanitaire, mais pas faire les deux à la fois. 

Alors qu’aujourd’hui, on peut ! Le tourisme humanitaire c’est la solution 2 en 1 : un mix du chanteur Antoine et de Soeur Emmanuelle pour des vacances réussies dans les pays pauvres ! 

Franchement c’est super, faut rendre hommage aux marketeux qui nous ont pondu ça: grâce à eux, finie la culpabilité, finies les pensées tristes du genre “j’adore l’Afrique et les animaux sauvages, mais y’a vraiment trop d’inégalités”. 

Par exemple, si vous partez au Cambodge avec une agence spécialisée dans le tourisme humanitaire, (c’est à dire une agence qui se fait de l’argent grâce au créneau de l’humanitaire), vous pouvez faire un trek dans les rizières le matin, ensuite enchaîner avec une visite d’orphelinat pour prendre des selfies avec les enfants de 14 à 16h, puis rejoindre la plage en fin de journée pour boire des mojitos ! C’est pas sympa comme programme ?

Et le lendemain, vous pouvez recommencer un peu plus loin, parce que ce qui est génial au Cambodge, c’est que des orphelinats, y en a partout ! Y en a même 3 fois plus aujourd’hui qu’à la fin de la guerre civile. Les orphelins là-bas, c’est comme les Gremlins, tu les trempe dans l’eau et ils se multiplient !

Bon, en réalité, ya a pas plus d’orphelins qu’avant, mais les touristes humanitaires payent un droit d’entrée pour aller dans les orphelinats, donc c’est devenu un business ! D’ailleurs, 80% des enfants qui vivent dans les orphelinats ont au moins leur père ou leur mère, y a un nom en face de parent 1 ou de parent 2 dans leur formulaire scolaire ! 

Qui sont ces gens qui pratiquent le tourisme humanitaire ?

Y a un peu de tout mais ça marche surtout très bien auprès des jeunes adultes. Et c’est logique parce que quand on vient d’avoir son bac, on se pose des questions, et parfois on a très envie d’aider les gens qui n’ont rien, mais si au bout d’une semaine on se rend compte que finalement on préfère devenir happiness manager dans une start-up, on fait quoi ?

Ce que je veux dire c’est qu’on peut être plein de bonne volonté, ça n'empêche pas que nos aspirations peuvent évoluer. Hier je me baladais avec une pièce d’un euro dans la poche, je me suis dit “si je croise un mendiant je lui donnerai”... Bon bah finalement j’ai pris un Coca dans un distributeur. Parce que mes aspirations ont évoluées… 

La suite à écouter et à retrouver en vidéo !

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