Après avoir vu le film "#JeSuisLa" Fanny réalise que chez elle, les émotions et l’intelligence ne vont pas du tout ensemble !

Pour une fois, j’ai regardé le sujet culturel dont on parle dans l’émission : un film. C’est fou ce principe de très longue story Instagram. C’est ambitieux de filmer à l’horizontal, ça donne une patte.

J’ai passé un bon moment en le regardant. Et il y a un truc en particulier qui m’a marquée dans #JeSuisLà, c’est le notion de nunshi, qui est abordée par les personnages. Un mot coréen, qui définit la capacité de décrypter, comprendre ce que les gens pensent et ressentent sans qu’ils aient à le dire. En gros, c’est l’intelligence émotionnelle. Et moi ça me fascine parce que je n’en ai aucune. J’ai l’intelligence émotionnelle d’un tabouret mort.

Des émotions, j’en ai ressenti dans ma vie. Mais l’intelligence est toujours restée bien en dehors de ça.

Quand j’étais enfant, j’avais des canards. Et un jour j’ai trouvé des oeufs tout seuls dans mon jardin. Ça m’a fait ressentir beaucoup d’émotions : directement, j’ai senti un instinct maternel fulgurant se développer : je me voyais déjà recueillir ces futur canetons, les aimer comme mes enfants, je les aurais emmenés partout à la queuleueu comme Nagui fait avec ses chroniqueurs : « Tanguy, Marina, Fanny, venez, on va acheter un département ». Et nous on le suit tous comme ça, en se dandinant.

Vraiment, je me projetais à fond. Et cette émotion envers ces petits oeufs était tellement vive qu’elle a gobé mon intelligence. J’ai arrêté de réfléchir. Je me suis dit « je ne peux pas attendre, le lien qui nous lie est trop fort, je dois vivre ma vie de maman canard maintenant. » Donc plutôt que d’attendre que les oeufs éclosent dans le jardin, j’ai décidé  de les prendre et de les couver moi-même.

Et je pense que j’ai souvent eu l’air stupide dans ma vie, mais rarement plus que le jour où je me suis couchée sur des oeufs pour les couver. Puis où j’ai du expliquer à ma mère pourquoi sa fille rentrait à la maison avec un truc gluant sur son t-shirt. Surtout que j’ai grandi en Belgique, les parents avaient de quoi flipper.

C’était affreux, je me sentais trop mal pour ces oeufs. J’avais l’impression d’être un mélange entre Paul Bocuse et Xavier Dupont De Ligonnès.

C’est ce jour-là, que j’ai compris que chez moi les émotions et l’intelligence ça n’allait pas du tout ensemble. 

La suite à écouter et à retrouver en vidéo !

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