Le talent de Fanny Ruwet, c'est d’imaginer le pire même quand tout va bien.

Salut les vieux.

Inter a sorti un article pour lequel ils ont interrogé des jeunes de moins de 30 ans pour leur demander ce qui les aidaient à tenir le coup pendant cette période. Et en tant que représentante des moins de 30 ans de cette chaîne, je suis vexée qu’on ne m’ait pas demandé mon avis. 

J’ai appelé Nagui, je lui ai dit : « Nagui, mon frère. Je suis la jeunesse. Pourquoi tu ne m’as pas demandé comment je tiens ?» Et il m’a répondu : « mais Fanny, parce que personne ne pense que tu vas tenir jusqu’au bout. Il m’a dit qu’après chacune de mes chroniques vous vous disiez « c’était une belle dernière ». Et je ne peux pas vraiment vous donner donner tort. 

J'ai une copine qui m’a dit il y a quelques jours qu’elle avait parlé de moi à quelqu’un et pour me décrire elle avait dit « sur France Inter, celle qui a des lunettes et qui parle de la mort souvent ». Déjà, nouvelle bio Tinder. Si avec ça je pécho pas tous les palots fan de rock indé de France… Mais je peux comprendre. Je ne suis pas quelqu’un qu’on pourrait qualifier d’optimiste. 

Personne n’a jamais dit : « Ce que j’aime chez Fanny, c’est qu’elle est solaire ». A la limite soluble. Inch'Allah. 

Vraie histoire, la semaine dernière chez la psy, j’ai chialé ma race en lui parlant du suicide de quelqu’un que j’aime beaucoup. Puis au bout d’une demie heure elle m’a dit : « oui bon, peut-être qu’il va pas le faire hein ». Mais ça c’est mon talent. J’ai la capacité d’imaginer le pire même quand tout va bien. C’est mon don. Et personne ne me l’a demandé, mais c’est comme ça que moi je tiens pendant la pandémie, je reste plutôt calme parce que j’imagine chaque soir à quel point tout pourrait être pire.

La suite à écouter et à retrouver en vidéo !

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