Ce matin, Fanny nous parle de ce qu'est la tristesse, "en vrai" !

J’ai appris des choses la semaine dernière : 

- qu’il faut cuire les pois chiche avant de les manger : mais en même temps, est-ce que j’avais vraiment besoin de cette prémolaire ? 

- mais j’ai surtout j’ai réalisé que la sexualité et la tristesse avaient un point commun : à la fin t’as des rougeurs et tu pleures ? Non, Geremy. Ça c’est juste toi. Je t’avais dit de te méfier des gens qui savent écrire Chlamydia sans faute du premier coup. Même si Leila a l’air propre sur elle, ça ne veut rien dire. 

Le point commun entre la sexualité et la tristesse, c’est que les deux sont vachement mieux dans les films qu’en vrai. Marina Rollman a parlé de la sexualité dans les films y a genre deux semaines, mais pas la tristesse, c’est très souvent le cas aussi, je trouve. 

Vraiment, dans la fiction, la tristesse est souvent dépeinte avec tellement de romantisme, au sens premier du terme, que ça donne limite envie en fait. Le protagoniste est là, à faire les 100 pas dans son appartement, puis il regarde dans le vide à la fenêtre de son appartement, en faisant tourner les glaçons dans son verre de gin et en fumant une clope roulée qui semble signifier le temps qui se consume sans qu’on puisse rien y faire. Et là, sur sa joue, on peut apercevoir une unique larme symbolique. Une larme lourde de sens, qui s’écrase sur le parquet. Il la balaie du regard de la main. La souffrance digne.

En vrai. C’est pas ça hein. Moi j’ai essayé et franchement c’est vachement pas aussi dandy. Déjà à Paris tu n’as pas la place pour faire les 100 pas dans un appartement. Donc au mieux, tu fais des tours du toi-même. Donc forcément, tu renverses la moitié de ton gin sur le sol, ton plancher colle, c’est dégueulasse. T’as même pas encore bu une gorgée que t’as déjà la tête qui tourne. Tu tentes de te faire une clope, elle ressemble à rien, elle est tellement mal roulée qu'on dirait moi. Tu te dis tant pis, ce qui qui compte c’est qu’elle signifie le temps qui se consume. Tu veux l’allumer, tu réalises que tu n’as pas de briquet - parce que normalement tu fumes pas, donc tu te retrouves à essayer de d’allumer ta cigarette avec ta cuisinière au gaz. Tu te brules les cheveux. Tu te retrouves avec une demi-frange. Une fran. Tu commences à fumer. Là, tu te rappelles pourquoi d’habitudes tu fumes pas. Tu détestes l’odeur de la clope en fait. 

Et tu réalises que tu détestes les gens qui fument, aussi. Tu te rappelles toutes les fois où t’as eu envie de buter des gens qui bloquaient l’entrée des bâtiments parce qu’ils fumaient comme des connards juste devant la porte sans laisser les gens passer. Tu te dis que peut-être le cancer du poumon, c’est le karma.

La suite à écouter et à retrouver en vidéo !

Thèmes associés
Ce contenu n'est pas ouvert aux commentaires.