Gérémy Crédeville décrypte le marathon de Paris qui a eu lieu dimanche 8 avril dans la capitale.

Les amis j’ai une question totalement excluante qui ne concerne que nos auditeurs riches vivants dans l’Ouest de Paris. Je suis bien dans l’esprit Inter non ? Et bien je vous….embrasse.

Alors, cette question : quelle est la distance entre l’avenue des Champs-Élysées et la porte Dauphine ? Amis blindés de fric derrière votre poste appelez nous…  et plus vite que ça bordel ! Les chaussures de Nagui sont en jeu et ce matin, elles sentent un peu fort.

Ah, on me dit dans le casque que personne n’appelle le standard de France Inter. Alors le soutien-gorge de Leïla peut-être ? Oui ! Oui on a un appel ! Allo ?

Et non Tom Villa, les membres de la bande ne peuvent pas jouer par téléphone.

Bon alors ? Personne n’a la réponse ? Bon et bien accrochez-vous, c’est 42,195 km.

Oui j’ai bien dit kilomètre ! Ce dimanche avait lieu le marathon de Paris, les concurrents sont partis de l’Arc de Triomphe pour arriver 42 km plus tard à la porte Dauphine. Ce qui prouve que les Kenyans et les Éthiopiens n’ont aucun sens de l’orientation.

Et surtout qu’ils sont têtus.

Euh excusez-moi, je crois que c’est plus court par-là, monsieur ? Monsieur oh la vache il a un moteur ou quoi ?

Ces gens-là sprintent pendant 42 kilomètres. 42 km, même en métro c’est éprouvant.

À la vitesse où vont les premiers, ils feraient le tour du périph’ en 1h45, c’est plus rapide qu’une voiture un lundi matin. Pour ma part, j’ai déjà couru deux marathons. Oui, quand je me trompe j’aime bien être sûr. Pour vous le prouver, j’ai ramené mes deux médailles. Je ne les garde pas autour du cou, ça fait vache de concours. La première fois j’avais fait un chrono de merde.

Pour vous donner une idée j’aurais pu regarder 1 fois et demi le film Titanic

La seconde fois j’ai réussi à faire pire. Deux fois le marathon de Paris soit deux pintes de particules fines. Il m’a quand même fallu plus de 84 km pour me dire que j’étais pas fait pour ce sport.

Mon corps n’est pas adapté à cette discipline. Pour boucler un marathon en un temps correct, il faut un corps de victime. Non mais c’est vrai un bon marathonien ça a un corps de gréviste de la faim.

Ils sont aussi secs que les gâteaux de riz qu’ils mangent. Moi je suis lourd on me le dit souvent dans le métro ou sous les vidéos de mes chroniques postées par le service minitel de France Inter.  

Par contre, quel que soit ton corps, quand tu fais un marathon, y a forcément un moment où tu te dis « qu’est-ce que je fous là » ?!

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Place de la Concorde, Marathon de Paris, 8 avril 2018. © Maxppp / IAN LANGSDON
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