Il y a quelques jours, Gérémy Crédeville a tenté de liquider et dissoudre sa société. Eh bien, il semblerait qu'il soit plus simple de liquider et dissoudre une personne.

(Il attend face à sa feuille) Ah putain j’avais ma feuille à l’envers, mon texte est de l’autre côté.

Les amis, mardi il m’est arrivé une histoire chiante et sans intérêt. Pendant une journée j’ai eu l’impression d’avoir la vie d’Alexis Le Rossignol.

Bon, je sais que je ne suis pas forcément reconnu pour mon intelligence, personne dans une situation compliquée ne se dirait : « Que ferait Gérémy Credeville à ma place? » Moi-même dans une situation compliquée je ne me dis jamais : « Qu’est-ce que je ferais à ma place? ». Sachant que pour moi une situation compliquée c’est avoir sa feuille à l’envers en début de chronique.

Bref, mardi j’ai tenté de liquider et dissoudre ma société. Et bien c’est plus simple de liquider et dissoudre une personne. Enfin je crois.

Je vous explique, l’année dernière en octobre, j’ai une idée de génie : j’ouvre une société de production de spectacles !

Ah ouais moi j’ai du nez ! J’avais prévu un gros pic d’activité mi mars. Ça m’a pris cinq minutes et deux clics sur Internet pour créer ma société. Je vous le dis, c’est plus compliqué d’accéder à un site pornographique quand t’as 17 ans que d’ouvrir une société en France.

Y’avait genre une seule question avant de valider ma société :  

« C’est légal? » 

- Oui. 

- Félicitations ! vous êtes entrepreneur ! » 

En revanche pour la fermer, comme Nagui, c’est très compliqué.

Déjà rien que pour régler tes impôts c’est le bordel, alors que normalement ça ils font en sorte que ça soit facile. Là mon expert comptable m’a dit texto : La TVA, l’IS, la taxe RCM, ainsi que la CFE sont à payer sur place aux impôts. TVA, IS, RCM, CFE on est d’accord il manque des lettres dans les lettres pour faire des mots. Et c’était sur place, pas en ligne. Ah la technologie.

Je suis donc allé sur place à Lille, au centre des impôts. À l’accueil il m’ont dit qu’il fallait monter au troisième, au troisième on m’a dit que les bureaux avaient déménagé au septième et au septième on m’a dit qu’en fait c’était au premier. AAAAaaaaah! 

Au premier on m’indique que c’est pas le bon Centre des impôts, celui pour les entreprises c’est à la Cité administrative. Je vais à la Cité administrative… Fermée au public. Mais il y a un petit panneau qui m’indique que pour payer ses impôts sur place il faut le faire en ligne.

Pour liquider ma société je devais aussi déposer un dossier, je préfère appeler d’abord et, miracle, je tombe sur quelqu’un, mais qui me parle par onomatopée. C’est jamais bon signe quand tu demandes un truc administratif important et qu’au bout du fil t’entends « Ah! » « Humm » « Popopopo » puis il me met en attente… Et là je rentre dans le cycle infernal de l’attente sur fond musical administratif...

C’est souvent des musiques qui bougent un peu, les musiques administratives. Entrecoupées de messages hyper enjoués : « Bienvenue à la CCI Grand Lille ! », « Nos bureaux sont ouverts du mardi au vendredi de 10h à 12h et de 13h45 à 16h ». Grosses journées ! 

La suite à écouter et à retrouver en vidéo !

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