Dans cette chronique, Gérémy Crédeville, qui a joué récemment son spectacle à Mulhouse, nous raconte tout cela avec force borborygmes et couinements intempestifs.

Depuis début septembre ma tournée de rodage cartonne je suis content, je fais que des salles pleines, merci la restriction des jauges.

J’avais jamais vu autant de gens entre des sièges vides, d’habitude c’est l’inverse.

Et la semaine dernière, j’étais à Mulhouse, voyez Mulhouse ? C’est comme Strasbourg mais qui serait vendu sur Wish.

Eh bien, à Mulhouse, une spectatrice est venue me voir à la fin de mon spectacle et elle m’a dit « Lé spectakl est fachement pien ! É Ché troufé que fou n’utilisez pas assez fo kalités lors de fo kronik, faites des pruits ! »

Comme je ne parle pas créole, je lui ai demandé de me mettre ça par écrit, et t il s’avère qu’elle était… médecin. 

Donc, après avoir lu dlvkjbfdoiheoivdh veioh ovih rghgv trois fois par jour, je suis allé dans une pharmacie pour traduire. 

Et en substance, la spectatrice m’a dit d’écrire une histoire en faisant des bruitages à la bouche parce que, d’après elle, ma bouche est mon plus bel organe et les bruits, mes meilleurs textes !

Je l’ai bien pris et voici donc l’histoire de Patrick, un homme ordinaire, avec des bruits.

Patrick est un homme ordinaire « bonjour »

Même s’il a une voix de merde « hé ! »

Il se réveille tous les matins « cocorico » par un coq mélangé avec un cochon, à 6h30, y compris le weekend parce qu’il ne sait pas comment désactiver la redondance sur son téléphone. Comme tous les matins son robinet goutte « ploc ». 

C’est comme ça la vie, il y a parfois des petits trucs qui nous emmerdent « Salut Nagui »

Et quand je dis son robinet goutte « ploc » je parle vraiment de son robinet, pas de sa « bip »

Patrick passe brièvement dans la salle de bain. Très brièvement…

(La suite à écouter et à retrouver en vidéo !)

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