Pendant cette pause de la Bande Originale, Gérémy Crédeville est parti quelques jours à Marrakech, et raconte son séjour.

Salut les gens de Gauche, et salut Nagui. J’ai fait des stats, on m’applaudit toujours plus fort en début de chronique qu’à la fin. La preuve dans 3 minutes.

Vous le devinez à mon teint halé, pour info je suis devenu presque taupe, je suis parti en vacances en partie grâce à l’argent des impôts payés par les auditeurs. Parmi eux, il y en a qui m’aiment et qui me le disent dans la vraie vie après mes spectacles au théâtre du Marais du vendredi au dimanche. Placement de produit ! 

Il y a ceux que j’indiffère dont 4 autour de cette table. Et il y a ceux qui me mettent au même rang qu’Hitler. Alors que je suis quand même un peu moins nerveux.

Tous les extras, je me disais que c’était ceux qui ne m’aimaient pas qui régalaient.

Du coup, pour aller à l’aéroport seul j’ai pris un Uber Van. C’était tellement jouissif de me dire que je prenais du bon temps avec la tune de ceux qui me traitent de connard. Relire des insultes en se faisant masser, c’est comme une fellation assis sur un clou. Si c’est bien fait, tu l’oublies vite le clou.

Alors, je vois bien que vous n’osez pas me poser la question, mais où es-tu parti Gérémy ? L’envie de soleil m’a poussé à choisir Marrakech et il a plu.

« Bien fait connard, on espère que t’as eu une tourista, meurs, t’es nul, t’es nuuuuul fdp ! »

J’étais donc 3 jours en short sous la pluie marocaine et un grand blond en short à Marrakech, c’est comme Morin au salon du bon goût, ça fait tâche. J’avais l’impression de me balader avec une énorme pancarte « arnaquez-moi ».

Ou d’être une femme en jupe dans la rue, on m’accostait, beaucoup trop. Blond à Marrakech, tout le monde m’appelait Germain. German ? German ?

J’ai vite eu la paranoïa du touriste dans une grande ville étrangère à savoir, transformer mon sac à dos en sac à ventre.

Ce qui est drôle à Marrakech quand t’es un touriste, c’est qu’il y a des gens qui savent où tu vas. Tous les 10 mètres, y avait un mec qui me disait c’est pas par là c’est fermé là-bas. Moi, premier jour, je fais confiance je me dis c’est génial à Paris tu te paumes tu te démerdes, ici t’es même pas perdu qu’on t’indique ton chemin. Matin du premier jour, je me dirigeais donc avec mon sac à ventre là où ce n’était pas fermé. Et j’ai vraiment eu de la chance puisqu’on m’a emmené jusqu’à une tannerie berbère ouverte un jour par semaine. Tous les lundis, les berbères et les touaregs viennent tanner leur peau dans cette tannerie à ciel ouvert. Entrée gratuite, sortie payante. Et je t’ai fait la visite monsieur. Oui, mais j’avais rien demandé. C’est 50 dirhams. Je n’ai pas fait de change, je viens d’arriver j’ai que des euros. 50€ ça ira. Mais 1 € c’est 11 dirhams. Ok donne 30€.

J’avais fait une affaire. Et l’endroit où je voulais me rendre à la base était soudain ouvert.

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