Guillermo a eu une petite frayeur en surf le week-end dernier et quand il a croisé certains habitants de l'océan, ils ne l'ont pas vraiment aidé...

Vous me connaissez, je suis un amateur de sensations fortes, l’autre jour j’ai regardé La Chaîne parlementaire avec le son... Ah moi, c’est l’adrénaline ! Souvent les gens me demandent : « Tu ne ressens jamais la peur ? » je réponds : « Mais si, bien sûr, bien sûr ! »

Pourquoi je vous dis ça ? J’ai fait du surf ce week-end, verdict, contre toute attente, il s’avère que je surfe assez bien, juste pas dans l’eau, pas dans l’eau... 

Sur le sable, nickel, je tiens debout sur la planche, je regarde les gens en mode : « Et en plus, ça fait pas longtemps que j’en fais ! »

Mais dans l’eau... Surtout dans l’océan... je viens de Bruxelles, les vagues... La dernière vague qu’on ait eue, c’était des attentats.

Y a personne au monde qui est moins adapté à ce sport que moi, je n’ai pas d’équilibre, je suis lourd, je suis raide, j’ai le centre de gravité trop haut, le surf c’est plus un sport pour Nagui, quand t’as les épaules à 40, 50 centimètres de la planche, les genoux qui adhèrent à la mousse et un hélicoptère qui te maintient à la surface.

En plus, enfant, je n’ai eu aucune culture de l’eau, j’ai 37 ans, je nage comme un parpaing, dans l’océan c’est pire, j’ai croisé deux cabillauds, ils m’ont fait « Frère... l’eau, c’est pas ta bataille », j’étais là : « c’est facile pour vous, vous avez appris tout petits ! », 

Pourquoi je vous dis ça ? Parce que j’ai failli me noyer vendredi passé... vraiment... je suis allé surfer seul, sans expérience, en pleine grande marée, bonne idée ! A un moment, après une heure à essayer de me lever sur la planche, je me dis : « Tiens, le rivage, il n’est pas un peu loin là ? »

En plus pendant longtemps, j’ai eu pied, puis à moment je me dis : « Tiens, il est bizarre ce sol, il est pas palpable »

Donc j’essaie de nager vers le rivage, mais je sens que je n’avance pas, le courant me repousse, et je commence à fatiguer, là, je me dis reste calme, reste calme, je me retourne, et je prends une vague de la taille de Teddy Riner en plein dans les cheveux, ça me projette au fond de l’océan comme une poupée, là je recroise les cabillauds, je leur fais : « Ah ben vous tombez bien ! Je cherche la surface... » ils m’ont dit : « Pardonnez-nous, on se connaît ? » Putain, les poissons, déjà c’est des arrogants, en plus ils n’ont pas de mémoire !

Là, je remonte, à bout de souffle, mes bras fatiguent, et là, y a vraiment un moment furtif où je me suis dit : « Putain, Ernesto, tu ne vas quand même pas mourir aujourd’hui,  pas le lendemain de la mort de Jacques Chirac, tu ne vas pas nous faire une d’Ormesson ! Si tu meurs aujourd’hui, personne ne va en parler, au mieux, y aura une demi-colonne dans le fanzine de France Inter, ce sera titré : « Un Belge de moins sur la chaîne : un mal pour un bien ? »

La suite à écouter et à retrouver en vidéo !

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