Guillermo Guiz raconte ses souvenirs de festivals, qui lui reviennent à l'ouverture de la nouvelle saison.

Bonjour les amis, vous savez comment je sais que je suis vieux ?  

Tu regardes la télé ? Non. Tu utilises l’expression « vaille que vaille ?  Hmm… Tu es Nelson Monfort ? Ah...

Non, bien essayé bande de flics ratés ! Je sais que je suis vieux parce que la saison des festivals démarre et - que – je - m’en branle - avec une méticulosité... Sérieux, je m’en branle avec la main d’un autre, je m’en branle sans dentifrice, c’est homérique comment je m’en branle !

Alors qu’avant, les festivals, c’était une de mes grosses passions, avec les pubs pour la marque Kinder, celles qui faisaient encore la promotion de la famille traditionnelle de type aryenne.

Mais bon, aujourd’hui, ça me laisse 100% indifférent les festivals. J’adore cette citation de Nagui, qui parlait de son expérience dans Taratata en disant : « Je n’en peux plus là, ça me gonfle de rester des heures debout, entouré de gens hystériques et mal savonnés à écouter de la musique de scout », et c’est exactement ce que je ressens avec les festivals.

Une fois de plus patron, vous avez trouvé les mots. Si vous pouviez juste trouver les sous maintenant, pour nous rémunérer, ce serait écrire l’histoire... 

Je suis vieux... Y’avait We Love Green ce week-end, et franchement j’adore Beck, Migos ou Charlotte Gainsbourg, mais aujourd’hui, je préfèrerais tellement qu’ils viennent chanter ici dans le studio, avec Charlotte Gainsbourg qui me ferait un petit signe l’air de dire : « Je te connais pas Ernesto, mais je me dis que vu où t’es assis dans cette pièce, tu dois être un mec important socialement ».

Un truc tout simple, je ferais une story Insta #EspritInter, #Inter, #Ter, #R #hashtag. Deux chansons, trois max, que je pourrais écouter peinard, ici, sur ma chaise, à sentir dans mon cou le souffle chaud... âcre et faisandé de Daniel Morin, l’homme qui a inventé le concept d’haleine médico-légale.

Mais c’est plus pour moi, la musique en meute et la pilosité bio, j’ai perdu l’innocence. Le seul festival où j’avais vraiment envie d’aller ce week-end, c’était à Bruxelles, où se tenait, le Festival belge du Whisky, du rhum et des spiritueux. Je vous promets, à Bruxelles, y’avait un festival juste avec de l’alcool !  Ils se sont dits : « Qu’est-ce qui fait chier dans les festivals de musique ? La musique ! » Bingo ! Et ils ont fait, je cite « 1300 mètres carrés pour célébrer l’alcool sous toutes ses formes », avec notamment présentation de produits en lien direct avec l’alcool, comme les cigares, le chocolat et les tests de grossesse.

Et je ne vais pas faire l’hypocrite, dans cette émission si y’a bien quelqu’un qui fait en permanence l’apologie de l’alcool, c’est bien Leila. Mais bon, Leila, le jour où Laurent Delahousse aura enfin quitté le JT pour ouvrir un musée consacré à Laurent Delahousse, elle ne sera plus obligée de s’évader dans le whisky, le rhum, le gin, la vodka, la tequila, le calvados, l’armagnac, le curacao, le pisco, le mezcal, le saké.

Et vous savez comment je sais que j’ai un problème avec l’alcool ? C’est qu’arrivé à Calvados, j’avais déjà une simili turgescence. Et vous savez comment je sais que j’ai un problème avec l’alcool ? C’est que cette énumération c’est mon passage préféré dans cette chronique avec la vanne du Daniel Morin.

Le temps passe, je me rappelle de l’époque où j’allais dans les grands festivals, écouter Radiohead, 80.000 personnes, 900 suicides, à peine 700 réussis, c’était le bon temps ! J’ai vu NTM en festival, je me rappellerai toute ma vie quand Joey Starr commence à faire : « Pas de pacotille, chemise ouverte, chaîne en or qui brille »,  les gens devenaient dingues !

Aujourd’hui, c’est fini, dans 10 ans, quand je parlerai de mes souvenirs de festivals à mes aide-soignants, je leur dirai : moi j’ai encore vu Limoncello au Festival du Whisky, à l’époque où Limoncello, ce n’était pas la star des alcools ! Il était 11h du matin, devant un tout petit stand, on était 3 fans hardcores à en boire, dont la Patronne de France Télévisions, qui, à l’époque, était encore ma collègue dans la Bande originale. En attendant, bonne émission les amis !

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