Guillermo avait presque digéré la défaite de la Belgique face à la France lors de la demi-finale de la Coupe du monde de football mais ce déplacement a Clairefontaine a ravivé de mauvais souvenirs...

Bon, ben, je vous dirais bien que ça me fait plaisir d’être là... Mais là, j’ai l’impression d’être dans le camp d’entraînement d’Al Qaeda, je suis en kiffe, comme si je me faisais masser par Jean-Michel Blanquer et qu’il me disait « t’aimes ça qu’on te masse avec du Cantal ? »

Après, tant mieux, j’ai enfin pu voir comment fonctionne Clairefontaine, le centre d’entraînement de l’équipe de France, on m’a montré le coin où ils dopent les joueurs, c’est une très bonne idée d’avoir mis ça dans une écurie, ah ouais, si y en a trop, ça peut toujours servir à un cheval ! 

j’adore cette ambiance Festina 98, je me suis dit faut que je prenne une chambre un jour, t’es là, t’as envie d’EPO, hop, room service !

On comprend comment la France construit son succès, j’ai croisé l’arbitre de la finale aussi, ah vous l’avez mis bien le salaud ! Je lui ai fait « Vous n’arbitrez plus ? » il m’a fait : « Bah avec une si grosse montre, c’est un peu dur de courir » je lui ai fait : « Profitez bien, c’est vos quatre filles avec vous ? » il m’a fait : « Oui, on va dire ça... »

C’est génial de voir les rouages du succès, ah bah c’est une belle machine, le camp d’entraînement de l’équipe belge, à côté, ça fait gens du voyage.

Je peux vous dire que c’est pas la même guerre, c’est quatre terrains tout claqués au bord d’une voie de chemin de fer, c’est pour ça qu’on aime tant la possession en Belgique, si tu perds le ballon, il se fait écraser par un train. Ici, c’est normal que vous soyez sur une philosophie de bloc bas, y a des bois partout, les joueurs ont peur des sangliers, du coup ils se regroupent tous en défense.

Et ça me soule de parler de ça, la Coupe du Monde c’était derrière moi, je me suis dit : « Ernesto, fils d’un arbre à fruits, la cicatrice est refermée, t’es passé à autre chose, depuis la demi-finale, on t’a reconduit sur France Inter, t’as croisé Daniel dans une chichah, t’as eu d’autres drames dans ta vie, move on ! », je n’y pensais plus du tout, mais c’est Nagui qui a insisté pour que je sois autour de cette table, il a fait : « Il faut qu’il soit là, il faut qu’il soit là... »   

Nagui, il m’a pris pour François Pignon en fait, il s’est dit : « Je vais organiser un petit dîner de cons bien au calme, je vais amener un Belge, on va bien se foutre de sa gueule ! »

La suite à écouter et à retrouver en vidéo !

L'équipe
Thèmes associés
Ce contenu n'est pas ouvert aux commentaires.