Guillermo a quitté sa Belgique natale pour conquérir le coeur des Parisiennes et des Parisiens. Mais la vie dans la ville lumière n'est pas si facile et Guillermo a le mal du pays.

Bonjour les amis, 

Alors, naturellement, j’ai beaucoup pensé au suicide pendant cette semaine de vacances.

« Ah bon, on t’a manqué tant que ça ? »... Lol. Et vous allez me dire aussi : « Oh ben non te suicide pas, tu fais partie de la team maintenant, c’est pas parce que t’as eu un petit passage à vide d’un an dans cette émission que tu dois démissionner par mort violente. T’inquiète pas, tu vas finir par réécrire une bonne chronique. Prends un co-auteur ou bêtement du speed, t’as le numéro du dealer de Leila ? »

Non mais bon, déjà l’automne en soi, ça donne envie de crever dans un puits de pétrole. Mais l’automne loin de chez moi, putain...

« Attends, je te rappelle que t’as la chance d’être à Paris quoi, le Moulin Rouge, le PSG... la Ville Lumière »

Ouais, la Ville lumière. Sauf que là, on est en novembre, la Ville Lumière c’est jusque 16h30, après c’est le Mordor, comme à Düsseldorf. Et puis Paris très bien, mais moi c’est pas que je vis dans le Marais, à Pigalle ou à Répu, non, moi je vis à Coque de téléphone. Y’a 60 magasins de coques de téléphones dans ma rue. Là j’en suis à rêver qu’on me vole la mienne, juste pour pouvoir me faire un copain dans le quartier. 

Sérieux, y’a un petit bar sympa au bas de mon immeuble, les clients sont chouettes et tout, mais là j’ai fait le tour de leurs anecdotes sur la guerre en Tchétchénie... Il est marrant Ouvlour :

« Et moi je reviens de Syrie, que des lopettes ! », « Et moi perdu deux doigts dans un kidnapping », « Et moi je rêve encore de l’odeur du sang, pas vous les gars ? », ...

On a sympathisé, c’est pas ça. Je leur dis que je ne connais pas la guerre, mais que je bosse avec Daniel Morin, Et que niveau hygiène, on n’est pas loin du charnier, mais je sens bien qu’ils m’écoutent que d’une oreille. Les soldats c’est une caste à part, pas vrai Maréchal ? On est bien d’accord.

Vraiment, travailler loin de chez soi, déraciné, c’est dur... J’en parlais encore récemment avec Neymar là, qui trouvait que je manquais « un peu de caractère », mais évidemment, c’est facile pour Neymar, il est sociable ! Moi socialement, j’ai une vie de moissonneuse-batteuse. 

Ce week-end, après le spectacle, je me dis « soyons fous », je vais aller manger SEUL au restaurant... Yeah... Seul au resto, comme un veuf !

En même temps je me disais, qu’est-ce que j’ai à perdre, j’ai peut-être personne à qui parler, mais je suis pas à l’abri d’une bonne cuisson. Au pire je ferai copain-copain avec le bar de ligne, yeah... J’arrive devant le resto, en chemise et tout... putain le videur me refuse à l’entrée... A l’entrée d’un resto... C’est quoi cette ville ? 

...

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