Aujourd'hui, Guillermo Guiz parle rap et défend les rappeurs qui jouent avec la langue française...

Bon, j’ai un dilemme, j’ai envie de parler rap, mais ici c’est risqué, je sais que dans le studio, on a un public à fleur de peau sur le rap game. Il suffit que je fasse UNE insinuation pour dire que voilà, peut-être que Booba, il avait pas tous les torts, pour que derrière ça parte en bagarre avec la dame là-bas. Alors que je vous le dis madame, je sais que Kaaris c’est votre gars sûr.  Mais à Orly les torts étaient partagés, je le sais, j’y étais, j’ai servi de projectile à Kaaris, il m’a lancé sur Booba...

Pour autant j’aime bien son travail, à Kaaris. Grâce à Kaaris, j’ai appris le mot « tchoin », j’adore ce mot, j’adore la sonorité, je pourrais le dire tout la journée « tchoin, tchoin, tchoin, tchoin », dommage que ça veuille dire pute. Mais ça c’est l’argot, ça va, ça vient, peut-être que dans dix ans, tchoin, ça voudra dire autre chose, comme carafe d’eau ! On dira « stp, tu voudrais bien me passer la tchoin », et on répondra « tiens voici la tchoin », et ça restera convivial.   

C’est un des trucs que j’aime dans le rap, j’apprends des mots, parce que le rap fait vivre la langue, tort le vocabulaire, joue sur la sémantique, moi ça me stimule intellectuellement. Par exemple, j’ai essayé de me stimuler avec Claude François, ça n’a pas pris. 

Et je n’ai rien contre Claude François, moi aussi peut-être un jour, je vais me marier, faudra bien faire danser ce qui me reste de tantes... Mais Claude François, il ne tire pas vers le haut, je l’ai vu dans Taratata, en duo avec Cyril Lignac, c’était limite ! Ils chantaient « La pendule de l’entrée », « Oh oui, la pendule de l’entrée »... Bon ben voilà, Claude non seulement sa voix me donne envie de crever dans un clip de Renan Luce, mais en plus je trouve ses textes paresseux !

La suite à écouter et à retrouver en vidéo...

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