Guillermo Guiz s'est intéressé à la lecture d'un article scientifique. Il y était question de l’hypothalamus de ces privilégiées de la santé et expliquait que la séduction et l'agression était activée dans cette zone précise du cerveau. De quoi faire rebondir la carrière de Catherine Deneuve.

Bonjour les amis,

Alors, je sais à quel point ça vous fait mal d’avoir un collègue instruit, mais parfois le matin, je lis les pages scientifiques du Monde en écoutant de la musique de type reggaeton devant une tartine de pain frais sur laquelle j’ai apposé de la confiture de nèfles. 

Voilà, j’aime la vie... Et puis merde ! Je ne vais pas m’excuser, j’aime la vie ! Toujours est-il qu’en lisant un article sur l’hypothalamus des souris dans le Monde d’hier, je me disais : 

C’est fou que les progrès de la médecine, en fait, c’est toujours les souris qui en profitent en premier ? 

Vous trouvez ça juste vous ? Elles ont les traitements de pointe ! Chez les souris, ça fait dix piges qu’il n’y a plus de cancer. Ça fume clope sur clope, ça isole sa cage à l’amiante. C’est glyphosate matin, midi, soir dans les bégonias. La science sauve des tas de souris ! Alors qu’on ne sait pas du tout si c’est des gens bien en tant que souris. Dans le tas, y’a peut-être des souris qui disent « ils croivent ! », c’est vraiment à se demander !

Mais pourquoi je vous parle de cette injustice entre mammifères à organes durs et à poils mous. Et bien parce que dans le Monde d’hier, des chercheurs affirmaient que chez la souris mâle, séduction et agression étaient activées dans la même zone de l’hypothalamus. Avec cette question en filigrane : quel avenir pour Catherine Deneuve dans le cinéma français ? 

Là, y’a Nagui qui se dit : 

« Ah non, pas la tribune des 100 femmes, s'il te plaît, c’est trop touchy comme sujet. Je suis Nagui, je suis pas Michel Polac. Faut du fun, faut du léger. Tu veux pas refaire des blagues sur le cancer, n’importe quoi, la mort de Coluche, Barça-PSG, Desireless, ce que tu veux, mais pas ça!»

Je sais que le sujet est explosif, Nagui ! Et croyez-bien que je pensais rester à l’écart du débat, vu mon profil d’homme, blanc, hétérosexuel, la soixantaine, le cheveu souple, une peau douce bien qu’imparfaite et une hostilité notoire envers les souris. Mais comme le disait très justement Simone de Beauvoir, avant-hier, dans son statut Facebook : 

« Ce qui manque au féminisme moderne, c’est vraiment l’avis de Guillermo Guiz », gros buzz, 62 likes, 13 j’adore, 5 emoticônes moues dubitatives. Je le sais, je suis le grand absent des débats, j’ai refusé de répondre à tous les grands médias français qui me harcèlent. Le journal du motard, Gulli News, hier encore le blog de Noël Mamère,... C’est ce que Noël Mamère me disait, il me disait : « Ernesto ! La France a besoin d’une boussole morale  ».

Je lui dis : « Pourquoi vous ne demandez pas à Daniel Morin ? »

Il m’a répondu : « Parce que la boussole de Morin indique toujours la même direction... Le sud de Fleury-Merogis ».

Donc voilà, je sors enfin du bois. Par contre je vais essayer d’être le plus nuancé possible dans mes positions, du coup cette chronique va durer 55 minutes. Elle sera suivie d’un débat co-animé par Leila Kaddour-Boudadi et Elizabeth Levy, puis d’une séance d’insultes-réponses sur Twitter où chaque internaute pourra spéculer sur la profession de ma maman en 280 signes, hors thread.

Désolé donc pour Mélanie Doutey, qui va devoir assurer sa promo dans l’émission suivante, Carnets de Campagne. 

Ceci dit, si vous avez des dates de tournée dans l’Essonne, y’a un vrai coup à jouer. Et justement, avant de commencer cette chronique et de vous livrer mon opinion, je fais vite une incise pour rappeler à Mélanie qu’on s’est rencontrés il y a quatre ans à la radio belge.

Là elle se dit : « Ah putain, mais ouais, c’est le relou de Bruxelles. Y’a une sortie de secours ? Quelqu’un fait le 911 ? ».

A l’époque, en effet, j’avais fait une chronique qui disait en gros : « Osez sortir avec un Bruxellois !», et ça avait eu un très très gros impact sur vous, la preuve... pas de nouvelles depuis quatre ans !

Quatre à mûrir votre décision, à peser le pour et le contre, j’y vais, j’y vais pas, il est belge, tout le monde va se moquer... C’est tout à votre honneur, vous ne prenez pas notre histoire à la légère Mélanie et ça c’est le plus beau compliment qu’on m’ait fait dans ma vie. 

Ça et la fois où quelqu’un m’a dit que je ressemblais à la doublure lumière d’Ahston Kutcher. Inoubliable, merci Mélanie.

Mais pour revenir à l’hypothalamus des souris, agression, séduction, je vous conseille de lire Le Monde d’hier, puis d’enchaîner avec les deux pages sur l’expression du désir et l’opposition nature/culture dans l’intériorisation des normes sexuelles. C’était captivant. Si j’avais 55 minutes, je vous en ferais même une chronique.

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