Guillermo Guiz nous parle de nouveau de culture dans cette chronique et craint qu'à force, Augustin Trapenard veuille sa peau !

Ça va les amigos?

Je ne peux pas être avec vous ce matin, et franchement, j’adorerais vous dire que ça me fend le cœur et tout, que je suis dévasté, que votre odeur me manque… 

Mais comment ça fait plaisir de ne pas devoir me taper Paris ! En plus, c’est sûr que tout le monde va croire que c’est à cause du Covid, du coup je vais recevoir des tonnes de messages de soutien, en mode : « Tiens, Ernesto, voici une photo d’un de mes seins, que dis-je, en voilà deux, ça t’embête pas si c’est en sépia ? » Mais pas du tout ! Même en noir et blanc ! Même un Polaroïd ! Même une ancienne culotte où il n'y a plus l’étiquette ! Qui suis-je moi pour juger…? Tant que ça me remonte le moral ! 

Bon, les amigos, pour la troisième semaine consécutive, j’ai un conseil culture ! C’est pour ça que je ne viens pas à la Maison de la radio, Augustin Trapenard il veut ma peau, parce qu’il sait que si je continue à parler culture, dans deux mois je le dégage de Boomerang, c’est sûr, direct j’invite Patxi de la Star’Ac ! Et Georges-Alain ! Coup sur coup ! Keskivafaire ?

Bon, en vrai, c’est une bête histoire de Thalys mais bref, ce matin, je vais vous parler d’un livre, un livre que j’ai déjà lu trois fois dans ma vie. « Quoi, "Mein Kampf" ? On sait oui, t’as pas trop aimé le premier tiers ». Pas du tout, j’ai juste dit que pour moi la traduction française, tu perds un peu la poésie, c’est pas la même chose, genre quand Daniel le récite par cœur en allemand dans le bureau, là il y a une émotion, là oui ! Morgane elle est en larmes, elle lui fait « Ich Liebe dich Mein grand barbu dégueulasse », c’est poignant.

Non, ici c’est d’un livre un peu particulier dont il est question puisque c’est une BD, et d’habitude, c’est pas mon truc les BD, à mon âge, si t’aimes la BD, t’as des petites lunettes, un sac à dos, et tu te promènes tout nu dans un imperméable, non? Sérieux, sur Tinder, amateur de BD, ça n’a jamais fait ken personne, si sur ta photo Tinder t’as un album de « Tintin et les Picaros » qui traîne dans l’image, c’est sûr que t’es swipé à gauche. La fille elle se dit : « Lui il a 43 ans, il vit chez sa grand-mère et il petit-déjeune avec du Babybel ».

Mais cette BD-ci elle est spéciale, parce que c’est l’adaptation de Sapiens, de Yuval Noah Harari, et je sais ce que vous allez me dire, vous allez me dire : « Ah Sapiens ! En voilà un conseil de lecture qu’il est original, merci Ernesto, fils d’une moule et d’un sac de couchage ! 

Sinon dans le genre littérature underground, il y avait la nouvelle édition du bottin aussi. Ça va, je sais que tout le monde l’a lu, mais moi déjà, je l’ai lu avant tout le monde, en 2016, à l’époque, je me sentais trop intelligent, et vous me connaissez, je n’ai pas souvent l’occasion de me sentir intelligent : quand je prends la parole dans cette émission, Europe 1 fait 4%. L’autre jour, j’ai posé une question à Hubert Reeves, limite il s’est mis à regretter les questions de Nagui.

Mais en 2016, je me sentais trop fort de savoir pourquoi les bébés sapiens naissaient prématurés, pourquoi la révolution agricole c’était une fausse bonne idée, j’avais trop l’impression d’être une élite... Entre-temps, il y a 12 millions de personnes qui l’ont acheté, 800.000 rien qu’en France, 800.000 ! C’est à se demander comment il y a autant de gens teubés dans ce pays, c’est paradoxal quand même non ? 

La suite à écouter et à retrouver en vidéo !

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