Hier, la France ébahie découvrait entre un dîner aux chandelles et deux bouquets de roses devant Real - PSG, que les préservatifs contenaient des perturbateurs endocriniens... Même quand on pense coucher en toute sécurité, on peut quand même se faire contaminer par un truc pas net.

J’en parlais encore ce matin avec le chauffeur de Leila, en sortant de la limousine qu’elle partage avec Patrice Laffont : pas moins de quatre Français sur cinq auraient déjà contracté une MST une fois dans leur vie, si l’on en croit un sondage réalisé auprès de mon groupe de potes à Paris. Sondage qui révèle également qu’un Belge sur un serait dans le même cas de figure, même si, toujours d’après cette enquête, ce n’est pas une raison pour le juger,  ça fait pas de lui un mauvais collègue !

Alors urgence sanitaire ? Il est trop tôt pour se prononcer Nagui, j’imagine bien que le sujet vous brûle les bouts, surtout quand on connaît la frénésie avec laquelle vous déployez votre libido dans les caves de Radio France, frénésie scientifiquement épatante pour un mammifère, ce n’est pas votre éternel souffre-douleur Tom Villa, Tom Villa dit Le Tatami, qui témoignera du contraire. 

Donc plus que jamais, protégeons-nous des MST. La mauvaise nouvelle pour nos auditeurs sexuellement actifs, s’il en reste... Il en reste ? Ben la mauvaise nouvelle c’est que les préservatifs de consommation courante seraient eux aussi gorgés de perturbateurs endocriniens, comme tout le monde, comme l’essence sans plomb et les pots de Bledina. 

C’est moche non, moi ça donne envie de crever dans une pub Cetelem ! T’es là, tu dis je mets un préservatif, je ne sens pas grand chose, je vais débander dans 10, 9, 8, 7... comme une fin de match du PSG, mais au moins je suis sûr de pas contracter une gonorrhée ou une pension alimentaire, je fais mon devoir de citoyen, ben non, t’es contaminé !

Même baiser safe, c’est plus safe, c’est quoi la prochaine étape ? La fidélité ? Les cinq fruits et légumes ? Le service militaire ? Merci les industriels ! Comme c’est des dispositifs médicaux, les industriels ne sont pas obligés de révéler la composition exacte de leur produit. Du coup à tout moment, tu peux ken avec un pneu recyclé plein de cyclotrisiloxane, qui est une molécule qui me permet de faire diversion par rapport au fait d’avoir utilisé le terme ken sur France Inter, c’est fou non ?

J’ai lu ça dans un article de Francinfo.fr hier, qui avait un petit côté vengeance de célibataire d’ailleurs, ça commençait comme ça : 

« La Saint-Valentin, mercredi 14 février, s'annonce sous ses meilleurs auspices. Vraiment ? ». Vraiment ? Tu crois que tu vas t’en tirer comme ça, niquer comme un bonobo le 14 février, taper le beurre, l’argent du beurre et la Twingo de la crémière ? 

Eh ben non mon pote ! T’as cru que t’étais le roi du disco, mais pendant que nous, les perdants du contenu sexuellement transmissible, on profitait du débrief de Real-PSG pour faire l’amour à nos phalanges, comme des détenus, toi tu chopais des hydrocarbunes sur la teub, prends ça DSK !

Nous on n’aura peut-être jamais le das, mais on n’aura pas le cancer non plus ! C’est la revanche des branleurs, le temps des abstinents. J’ai toujours su que c’était chelou les préservatifs. La première boîte que je me suis achetée, c’était en 93. Quand j’ai eu l’occasion de l’ouvrir en 2007, pour dépenser mon premier salaire, les préservatifs étaient intacts. Il y a des conservateurs pas nets dedans. Ils mettent des trucs, genre les préservatifs goût truffe, c’est pas de la vraie truffe, sûr ! C’est du chimique !

Evidemment, comme tous les perturbateurs endocriniens, les risques augmentent avec les doses d’exposition, donc faut pas trop s’affoler. Mais moi j’ai un pote addict à Tinder, par convention appelons-le Daniel Morin, il porte un préservatif semi-permanent. Je commence déjà à voir qu’il a les traits tirés et les cheveux qui s’échappent, ça calme quand même.  

Vous vous rendez compte, même les sextoys en plastique sont plein de phtalates, de chlore et de trucs du genre. L’article conseillait pour être sûr de s’orienter vers des sextoys en silicone, en céramique, en verre ou en bois, comme pendant la Révolution française. Apparemment du côté de Ménilmontant, y’a un petit menuisier très sympa qui fait des boules de geisha sans paraben... Sinon, très tôt le matin chez Rungis, y’a moyen de trouver...

Pareil pour les préservatifs, la société suisse Green Condom produit des préservatifs certifiés sans perturbateurs endocriniens, et on en profite pour saluer Thomas Wiesel dans sa nouvelle carrière, tu nous manques Thomas, mais c’est pour la bonne cause, Grâce à toi, on va pouvoir ken bio !

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