Guillermo Guiz nous le dit : il y a encore deux semaines, le Covid c’était la bonne excuse pour tout : « J’ai pas d’inspiration, putain de Covid ! J’ai pas de vie sociale, putain de Covid ! »

Ca va les amigos ?

Hey, j’annonce devinette…

Vous connaissez le point commun entre le 12 et le 15 juin ? 

« Ouais, t’as dit ‘juin’ comme un de Belge que t’es, tu fais honte à la francophonie. »

Bien tenté, mais non, le 12 et le 15 juin, c’est la Saint-Guy, deux fois, ce qu’on appelle dans le milieu du prénom dégoûtant : « remuer le couteau dans la plaie ».

Vous allez me dire « ça va, Guy, c’est classique, ça se démode pas », ça peut pas se démoder, ça n’a jamais été à la mode.

Je m’appelais Guy à la crèche, tout le monde me prenait déjà pour un ancien, les puéricultrices, elle me parlaient de leurs problèmes, « oh Guy, mon mec ne prend jamais d’initiatives, que faire ? »

J’ai mûri très vite, à 14 mois j’étais en ménage, à 17 je faisais ma crise de la trentaine, à deux ans il me fallait des verres correcteurs pour mes mots croisés.

C’était pas cool de s’appeler Guy, puis y’a eu le film d’Alex Lutz. C’est fou, avant votre film, s’appeler Guy c’était vraiment ringard, et après aussi, et je trouve cette constance remarquable dans un monde qui change.

D’avoir des points de repère immuables, c’est rassurant, Michel Drucker, c’est le dimanche, à Roland-Garros, y’a plus de Français après neuf secondes et s’appeler Guy ça donne envie de se jeter dans un volcan. Vous auriez pu donner un coup de main, votre Guy vous auriez pu en faire genre un DJ, mais non, vous avez choisi d’en faire un vieux raté émouvant, ben bravo, au nom de la communauté on ne vous remercie pas !

Tiens, en parlant de vieux raté émouvant, je parlais avec Nagui l’autre jour, et il me disait… Non, stop, stop, j’arrête cette vanne, j’arrête cette vanne à la source, c’était gratuit, et plus de vannes gratuites, nouvelle politique de la maison. 

Dorénavant que des vannes approuvées par la Convention de Genève.

Non, en parlant de rater, là on sent que la vie reprend comme avant, et quelque part, ça me met une angoisse.

Là j’ai plus d’excuse pour rater ma vie.

Et vous allez me dire : « Ernesto, fils d’un loukoum et d’un briwat, c’’est pas parce que t’es chroniqueur à la Bande originale que t’es un raté… T’es clairement pas un ‘réussi’, ah t’es pas un réussi, frère, mais tant que t’auras pas cinq chroniques par semaine qui commencent par ‘’non l’invité je ne vous aime pas’, tu pourras pas dire que t’es un raté ».

Je sais, mais y’a encore deux semaines, le Covid c’était la bonne excuse pour tout : « J’ai pas d’inspiration, putain de Covid ! J’ai pas de vie sociale, putain de Covid, j’ai une trois-quarts molle, alors qu’il est quand même bien filmé, ce porno, putain de Covid »...

Mais là j’ai plus d’excuses, tout va mieux, objectivement, j’ai démarré mon spectacle hier, pfff, carton, j’aime pas me vanter, mais on m’a dit : « Depuis Maurice Chevalier en 42 on n’avait plus vu ça dans Paris ! »

La suite à écouter et à retrouver en vidéo !

  • Légende du visuel principal: Guillermo Guiz © Radio France /
L'équipe
Thèmes associés