Guillermo Guiz nous raconte ce matin ses quelques expériences de déplacements parisiens...

Alors dans la série « j’ai une vie de barrière Nadar, mais j’en fais quand même profiter le service public, malgré l’hostilité notoire de Leila et de son équipe de sous-fifres », il m’est arrivé deux trois bricoles dans mes tentatives récentes de déplacement assisté...

Notamment, y’a quelques jours, dans le métro, j’avais un jeune homme en face de moi, cheveux propres, nez aquilin, appelons-le Gregory,

Eh bien, Gregory, à un moment, il a vomi l’équivalent d’un... petit étang de liquide pourpre, à 40 cm de mes tibias, projetant une partie de son bœuf Strogonoff sur l’ourlet de mon pantalon, 

Et là j’ai envie dire à ce garçon : « Quid du vivre-ensemble Greg, quid du vivre-ensemble? »,

J’ai lu tous les bouquins de Nadine de Rotschild, nulle part y’a marqué que pour entamer une camaraderie, faut partager des sucs gastriques sur les souliers d’un inconnu, 

Donc pour éviter ça, je me dis j’arrête le métro, je prends des taxis,

Mais les taxis depuis l’arrivée des VTC, ils se divisent en deux grandes catégories,

d’un coté, y’a ceux qui en ont profité pour se dire, « Tiens, c’est juste, on est des taximen, on n’est pas des gardiens de prison », 

Eux ils ont radicalement changé d’attitude, aujourd’hui ils t’ouvrent la porte, ils te consolent un chagrin, ils te préparent une carbonara, 

t’es plus un client, t’es un Secrétaire d’Etat, tu sors de la voiture, tu commences à serrer des mains, 

Le problème, c’est qu’il n’y a pas qu’eux, y’a aussi l’autre catégorie de taxis, ceux que l’arrivée des VTC a complètement découragé,

Et eux, franchement, eux... ils n’ont plus rien à perdre ! 

Eux ils cultivent de la beuh dans l’allume-cigare, 

c’est même pas qu’ils te tutoient, c’est qu’ils te donnent du « Ca va ma couille, je te dépose quelque part enculé? »,

Puis ils te jettent dehors comme une motte de terre…

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