Guillermo Guiz a vu l’interview d’Emmanuel Macron par Laurent Delahousse dimanche soir, et il se pose la même question que tout le monde : est-ce qu’ils se sont fait la bise ?

Bonjour les amis,

alors évidemment j’ai vu l’interview d’Emmanuel Macron par Laurent Delahousse dimanche soir, et je me pose la même question que tout le monde : est-ce qu’ils se sont fait la bise ?

Si oui, combien de bises, deux bises, quatre bises ? Est-ce qu’ils font un check ? Est-ce qu’ils ont leur check ? Est-ce qu’ils se checkent paume-paume, comme les jeunes, paume-poing comme les jeunes, est-ce qu’ils se frottent le front comme les jeunes ? Les Français veulent savoir. 

Les Belges s’en foutent par contre, et ça tombe bien, parce que le sujet Macron, je m’en branle avec une moufle et une râpe à pecorino. En revanche, plus essentielle est la question de la bise. Question soulevée ce week-end par la maire d’une petite commune de l’Isère, qui a avoué que faire la bise systématiquement à 73 de ses collègues conseillers, ça lui donnait envie de crever dans une supérette. Elle a même expliqué qu’elle arrivait parfois exprès en retard au conseil communautaire pour éviter d’avoir à chipoter l’ADN de ses collègues. Vous imaginez ?

- Je suis un peu en retard, je vous fais pas la bise 

- Pas de problème Madame la Maire, par contre, on vient de voter, on va raser votre commune, ça devient un multiplex 

- Rien à battre, au moins je dois pas me taper vos miasmes! Allez tchao les partouzeurs ! 

En gros, ce qu’elle avance, c’est que chacun devrait pouvoir être libre de faire la bise ou pas sur le lieu de travail. Le problème, c’est que quand t’as pas envie de faire la bise à quelqu’un, c’est difficile de le verbaliser clairement, si tu dis : 

- Non, non, arrête-toi là, je te trouve dégueulasse,  vraiment, il fait 37°, ta peau c’est plus une peau, c’est un cheeseburger, si tu veux me dire bonjour, tentons la télépathie Lionel.

Socialement, tu t’ostracises. Pour ton pot de départ, t’as toutes les chances de recevoir un pin’s Leroy-Merlin et l’intégrale des face B de la Compagnie Créole. Pour éviter dilemmes de salut, intimité forcée des joues et autres situations embarrassantes entre collègues, une option : le télétravail. Et sa version plus ambitieuse, le chômage.

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