Guillermo a vécu une drôle de première expérience de cinéma récemment, il nous raconte

Bon déjà, je voudrais m’excuser auprès de Reda Kateb et de Vincent Cassel parce que je n’ai pas pu voir le film, la projection presse était interdite aux Belges, ce que Leila Kaddour-Boudadi a qualifié publiquement « d’initiative salutaire » qui, je cite « mériterait d’être étendue aux studios de France Inter, où les bouffeurs de moules commencent à nous chier dans les cartilages », fin de citation. Ah bah ils ont dû être contents Valeurs actuelles, que vous ouvriez enfin votre cœur, Leila, ils vous ont quand même donné quatre pages et la rubrique « mes bonnes adresses ».

Donc je n’ai pas vu, Hors Normes, et ça me donne envie de crever dans une moustache, parce que tout le monde m’a dit que c’était incroyable.

Je sais plus si c’est Fred ou Albert qui m’a dit : « Reda et Vincent, ils sont formidables pour des acteurs non-professionnels ». Et c’est vrai que dans la vie, Reda il est informaticien, Vincent il est manager de chiens de combat, là, tout d’un coup, ils se retrouvent propulsés sur un plateau de cinoche, avec un texte !

Le cinoche, si t’as pas les codes… Reda il avait déjà fait un court je crois, mais pour Vincent c’est une première expérience, et forcément, c’est impressionnant, moi je me rappelle mes débuts au cinoche… Y a des tas de gens sur le plateau, tu ne sais jamais qui est qui, t’es là : « Et vous, monsieur, vous faites quoi ? » « Deuxième assistant câblages électriques » « Et vous ? » « Moi je suis le réalisateur du film », « Ah excellent, réalisateur, c’est tout ce qui est traveling non ? »

En plus, sur ce film, ils sont deux, les réalisateurs, Toledano et Nakache « ok, très bien, mais qui est Toledano, qui est Nakache ? ». Au moins les frères Coen, c’est facile, si tu ne te rappelles pas qui est Etan, qui est Joël, tu peux dire « Ca va Coen ? » et t’es toujours dans le bon.

Et c’est marrant d’être à côté de Vincent, on s’était croisés dans un chenil, lui venait acheter un American Staff pour le boulot, moi je revendais mon bichon, que je trouvais quand même vachement agressif quand il avait faim, et Vincent m’avait fait : « Toi le ciné, t’y penses ? », j’avais répondu « Le ciné, le ciné... Tu sais, moi je n’en ai pas vraiment ‘besoin’, je touche assez les Français avec mes chroniques, les Français m’écrivent pour me dire « Ernesto, continue à nous toucher Ernesto, touche-nous, touche-nous, touche-nous, touche-nous... »

Et je suis là : « Arrêtez les Français, arrêtez.. »

La suite à écouter et à retrouver en vidéo !

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