Ce matin, Guillermo Guiz prend le risque d'aborder un sujet qui fâche : les autruches !

Ca va les amigos ?

Hey, honnêtement, vous ne trouvez pas que c’est injuste ce qu’on dit à propos des autruches ? Je sais : un sujet polémique de plus ! Je sais que notre invité se dit : « Ah non, je ne suis pas venu sur France Inter pour qu’on se déchire encore une fois au sujet des autruches », je suis le premier désolé Monsieur Bussi, mais à un moment, il faut que quelqu’un ait le cran de dire la vérité : non, non, les autruches ne mettent pas la tête dans le sable quand elles ont peur.

« On va encore avoir du courrier ! » Je m’en fous ! 

(Là j’ai écrit : si ça ne prend pas ton histoire d’autruche, passer directement au thème de ta chronique)

((Mais je vois que ça vous captive les volatiles))

Une autruche, ça tape des pointes à 90 km heure, c’est absurde de croire qu’en cas de danger, elles n’ont que ça à foutre de mettre la tête dans le sol en laissant dépasser deux guibolles et 140 kilos de viande…

Vous croyez qu’elles se disent : « Eh ben moi, les hyènes, en ce qui me concerne, elles ne me verront jamais ! » 

C’est vraiment prendre les autruches pour des naïves.

Bon, pourquoi je vous parle volaille ? Vraie question, ça me touche beaucoup que vous la posiez. En fait, j’avais une première version de ce texte où je commençais en disant : « Je n’écoute plus les infos, j’ai décidé de faire l’autruche », puis je me suis dit : « Faire l’autruche… Hum… Et si j’étoffais un peu mon intro ? » 

C’est vrai, on a toujours tendance à expédier les intros pour foncer vers le corps du texte, « Gnagnagna Michel Bussi, non je vous aime pas » et BIM texte… (C’est un tort, parce que l’auditeur n’est peut-être pas familier du milieu de l’autruche, il se dit peut-être : « Ernesto, fils de l’arbre à fleurs, ô toi fin connaisseur de l’Afrique, abreuve-nous de tes connaissances sur cet oiseau »), c’est vrai non ? Toujours se dépêcher pour les intros ! Alors qu’on a le temps, j’ai commencé à 11h32, là il doit être quoi, 11h56, peut-être 57, allez, 59 à tout casser, on arrive aux infos de midi, que je n’écouterai donc pas, et hop, je reviens sur le thème de ma chronique, je suis un équilibriste, deux fois j’ai fait "Le plus grand cabaret du monde", je faisais paravent d’Arturo Brachetti.

Je suis en cure de sevrage d’actu là, ça devenait trop, mon premier réflexe en me réveillant, avant d’aller pisser, c’était de regarder les chiffres de la pandémie, j’urinais déprimé, je gâchais ma première pisse, ah j’en ai souillé du carrelage, je ressentais plus l’envie de viser, je revenais au lit les orteils humides, j’essuyais avec ma taie d’oreiller, la technique Daniel, comme ils disent dans la légion, c’était trop la dep', j’écoutais le 7-9 d’Inter, à 9, j’avais envie de me jeter dans un foodtruck, mon cerveau ne faisait que ruminer sur le Covid, en plus vous le voyez se rapprocher de ma génération ? Au début c’était que les tout vieux, puis les semi-vieux, puis les jeunes vieux, là l’étau se resserre, je sais qu’à tout moment, je peux entendre un virologue dire à Léa Salamé : « Heu, le nouveau variant menace aussi les chroniqueurs belges de la Bande originale. » Et genre qu’il va ajouter : « à l’exception notable de Fanny Ruwet. »

La suite à écouter et à retrouver en vidéo !

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