Pour être vraiment heureux, Guillermo Guiz ne demande même pas la lune...

Ça va les amigos ? Vous savez, parfois, je pense à la mort, et je me demande : qu’est-ce qu’il me faudrait pour être vraiment heureux ? 

Là, y’a une petite voix qui me dit : « Un peu de respect de la part de Nagui ? ». Et je me fais, « Non, il me faut un truc réaliste... Ne fut-ce qu’un petit Whats’app de Penelope Cruz, qui me dirait : « Ernesto, j’ai bien réfléchi, je veux lécher 60 centimètres carrés de ton corps en chantant "Lovely Day" de Bill Withers ».

Pfff, en vrai, je ne suis pas difficile ! Mais j’avoue que je n’ai pas le moral en ce moment, je me sens un peu de trop sur cette planète, quoique je fasse, j’ai l’impression d’être un monstre et d’avoir un impact négatif sur mon environnement. Genre l’autre jour, je faisais un feu avec des pneus, pour lancer un barbecue, c’était la toute première fois que je mangeais du panda. C’est rien d’exceptionnel d’ailleurs, c’est entre l’agneau et l’épervier, 40 euros pour ça, tu dis... Ils sont gonflés les zoos ! Et je me disais, Ernesto, ce qui serait bien, pour éviter de te sentir coupable en permanence d’exister sur Terre, c’est que tu quittes la Terre. 

Or, appelez ça « coïncidence », ou juste introduction un brin laborieuse pour enfin arriver au sujet de cette chronique, la Nasa a annoncé récemment qu’elle enverrait à nouveau des humains marcher sur la Lune. Et je me suis dit : « Ah ah ! Elle est là la solution, je me casse sur la Lune, nom d’une huître ! Je fais encore une saison à la Bande Originale, ne fut-ce que pour percer le mystère Daniel Morin, combien sont-ils dans sa barbe, est-ce que c’est là que se niche Xavier Dupont de Ligonès ? Une saison, puis je rejoins la Nasa ! 

Paraît que la formation pour être astronaute, franchement, c’est que deux trimestres, en cours du soir, à Levallois Perret, c’est pas pire que quand tu veux devenir moniteur. Sérieux, l’examen, c’est des questions sur Interstellar. Moi je l’ai vu ce film, j’ai compris une partie de la première moitié, donc astronaute, ça va, je crois que je peux le faire ! Après, j’avoue que la Lune, en soi, c’était pas mon premier choix pour mon exil. Déjà parce que depuis 1972, plus personne n’y a mis un pied, sur la Lune, elle doit être dans un de ces états, j’ose même pas imaginer, doit y avoir des tags partout, des seringues, du lichen.

Mon avis : avant d’envoyer des cosmonautes, ils feraient bien d’envoyer une équipe de nettoyage, celle de France Inter serait parfaite d’ailleurs, quand t’as nettoyé les toilettes de France Inter, tu peux clairement nettoyer un astre, ça ne peut pas être plus dégueulasse.

Au-delà de ça, la Lune, ça ne fait plus rêver grand monde. Allez, en 1969, ça a un tout petit peu buzzé à la télé, parce qu’il n’y avait que deux chaînes, à l’époque, t’avais le choix entre Neil Armstrong sur la Lune et Guy Lux sur Intervilles. Mais Armstrong, il n’était pas dupe, dans son autobiographie qui s’appelait « La Lune, franchement, j’étais déçu », il a reconnu que sa vraie réplique, c’était : « Un petit pas pour l’Homme, un grand pas pour l’Humanité, mais si on m’avait dit que je ferais 384.000 km pour voir cette merde, je serais allé au Parc Asterix ».

On est allé en 1969, tout le monde devenait fou, en 1972, plus personne ne voulait y aller, la Lune, c’est devenu ringard à une vitesse... Là, ils vont envoyer deux astronautes en 2024, mais le patron de la Nasa a déclaré : « Notre but final est d’aller sur Mars, pas d’être coincés sur la Lune »

« Pas d’être coincés sur la Lune ! » On a pris la confiance quand même, Sapiens Sapiens, y’a 150 ans, on volait en montgolfière, deux coups de vent, tu terminais dans un arbre, pour te décrocher, t’appelais les pompiers, ils arrivaient à cheval, en disant « on va attendre l’automne, que les branches se dégagent ». Aujourd’hui, on n’a pas envie d’être « coincés sur la Lune... » 

Sérieux, la Nasa parle de la Lune comme si c’était un camping dans le Loir-et-Cher. En mode : « Pour le moment, je n’ai les moyens que d’aller à Ibiza, mais attends quand j’aurai touché mon treizième mois ! ». C’est l’administration Trump qui pousse pour qu’on y retourne le plus vite possible, avec un buzz à la clé : pour la première fois de l’Histoire, une femme devrait fouler le sol lunaire, on ne sait pas encore qui... Il reste une place à prendre... Leila... Un mot de vous, on va sur la Lune, vous pouvez prendre autant de bouquins que vous voulez dans la navette.

Bon, une fois arrivés, faudra qu’on soit discrets, tu ne peux pas ken sur la Lune, c’est trop éclairé. De la Terre, avec le zoom d’un iPhone, tu peux deviner les positions, comme à l’époque de Canal + en brouillé. Finalement, c’est vrai qu’on n’a pas envie d’être coincés là-bas, 

Allez bonne émission !

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